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Micro gueule de bois, mais rien qui ne puisse décourager mon programme. Aujourd’hui c’est encre, alcool et gros son. 

J’ai rendez vous avec Toni au salon de tatouage Future, chaudement recommandé par mon contact chez BRLO. J’arrive dans un salon à la déco plutôt débile entre stencils sur les murs, peinture abstraite ou photos collées. Je suis assez fan du ton décalé et particulièrement désinvolte général.

Toni est italien, a un look improbable et est aussi boucher, macellaio. Rarement autant souffert pour une pièce aussi rapide. Mais le résultat est là, j’ai maintenant un joli petit crâne avec un couteau entre les dents qui finit sur le tibia. Peut être pour ce demi centimètre sur l’os que j’en ai chié. Je suis vraiment un fragile. Mais moi et mes bottes de cowboy sommes fiers du résultat.

Don’t let me forget my pain, comme dirait le chanteur d’Une Misère. Ça tombe à pic, après une bière chez Biererei, c’est exactement ce groupe qui joue ce soir. J’en parlais dans un le rmdw-s01e06, quand j’ai vu que ce concert collait avec mes dates, j’ai pas trop hésité.

J’arrive au BiNuu, visiblement ancienne salle de bal en dessous de la station de métro Schlesisches Tor, pile pour l’intro du show de Lower Creatures. Gros hardcore/thrash à l’ancienne, coup de pieds et cheveux hélicoptère à l’appui. J’en attendais rien, c’était aussi sympa que cliché. 

Après un linecheck sur fond de Blind maléfique, Satan lâche les islandais dans l’arène. Et c’est vraiment la guerre. Gros son, grosse présence, grosse bagarre malgré une salle vide. Y’a rien à jeter, hyper en place, le chanteur a un charisme aussi fou qu’il a envie de t’égorger, le bassiste assure les backings et ça blaste en débardeur derrière. Massif, lourd et tout, l’effet meuleuse est bien présent, bref, GROSSE TUERIE. Tellement content de pas avoir cédé à la flemme et m’être bougé jusqu’au show.

J’ai pris ma branlée, j’étais à deux doigts de rentrer et puis Fallujah à commencé à jouer. Ca tricote tellement que ça m’a scotché. Je suis pas super fan de ce mix de death metal super technique progressif avec une prod à la Meshuggah, mais je dois reconnaître que c’est sacrément impressionnant de voir autant de talent à tous les niveaux. Même de la part du bassiste bodybuildé.

Du coup je me dis que ça peut valoir le coup d’avoir d’autres bonnes surprises et je reste pour le show de Darkest Hour, tournée des vingt cinq ans, darons du rock qui envoient bien aussi. Bonne ambiance, à l’américaine, un peu bateau mais les gens sont réceptifs. Toujours un meilleur moment que de prendre une énième IPA dans un bar craft de Berlin que j’ai déjà écumé. Mais Une Misère reste le highlight de la soirée, hands down.

Suite à cette leçon, j’ai littéralement passé mon dimanche à écouter Sermon en boucle. En prenant ma douche, en enroulant mes bouteilles dans le papier bulles, en prenant le métro, en mangeant mes œufs brouillés à l’avocat. Et je regrette déjà de ne pas avoir acheté ce hoodie. Mais les œufs sont vraiment bien. 

Je me suis pris une bâche en voulant bruncher comme un hipster au Silo Café, je double la mise en finissant à l’Avocado Club. Ici strictement tout contient de l’avocat, de l’omelette au smoothie. Va pour les œufs brouillés, le bacon croustillant et un litre de latte macchiato. 

Pas déçu du changement de dernière minute. Je finis mon histoire berlinoise avec ma valise au Brewdog bar, un des rares à servir des crafts à partir de midi pour combler ma soif avant de reprendre l’avion. Posé, tranquille, petite pizza, un tasting flight en écoutant de la musique sympa, parfait pour chiller en écrivant cet article.