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On a déjà pas mal crapahuté cette année, et puis faut être honnête, la petite sauterie d’anniversaire a quelque peu tué la tirelire. Sans compter l’avis d’imposition. Ni le trou dans mes congés, à cause de ceux que j’avais un peu trop pris en anticipation pour notre voyage de noce. Du coup on a cherché un plan pas trop cher mais qui répondait à notre exigence de fun.

C’est là que notre fidèle Buzz est sorti comme d’un chapeau magique. Comment on avait pu oublier Aiguebelette et son lac avec l’équipe de choc d’Inov ? Ni une ni deux on tasse les bagages et le siège bébé dans la bagnole et descend de nuit en Savoie pour rejoindre l’équipe.

On est un peu cramé, sauf Charlize évidemment qui aura fait sa nuit peinard sur la route, mais ça nous empêche pas de prendre le petit déj sur le ponton, comme à la belle époque, prêts pour quelques jours de farniente, de nature et de saucisson-bière-sur-le-ponton.

Comme on ne tient évidemment pas en place, on se décide à bouger pour se faire une petite virée à Annecy. On connaissait pas du tout, et bah ça pue la classe comme ville. Les canaux, l’architecture, la montagne et le lac, on se croirait dans un village témoin pour une série américaine.

Petite bouffe, puis on se tâte à faire un tour de pédalo sur le lac mais vu le cagnard, on préfère se poser pépère dans le parc qui avoisine l’eau. C’est là, sans rien dire à personne, que mademoiselle s’est décidé à marcher toute seule, comme une grande. Sous le soleil, à la fraîche dans l’herbe, en couche dans le parc. Ca fait quelques jours qu’on sentait la volonté de se lancer, c’est en regardant les autres kids de la bande qu’elle a tenté l’aventure loin de nos mains rassurantes. Elle aussi aura fêté ça avec une petite bouteille sur le ponton en rentrant à la maison.

Bon, c’est pas pour autant qu’elle m’aura suivi dans la rando du lendemain, faut pas déconner. Et bien lui en a pris, parce qu’à essayer de suivre les autres (qui se sont bien remis au sport, contrairement à moi qui ne bosse que mon lever de coude), je me suis senti quelques secondes dans un remake du Rinjani.

Ils m’auront tué les salauds. J’ai même pas une petite photo de la vue du sommet, tellement j’étais au bout de ma vie. Faut vraiment que j’intervienne pour ma forme physique. Heureusement qu’il y a de la glace à la chartreuse à la fin pour me réanimer. Et des diots pour le soir. Oui, j’ai déjà oublié les résolutions qui sont 50 caractères plus tôt. Les saltos et les heures passées à barboter dans le lac ça compte non ?

Hors de question que je sorte me tuer la santé de nouveau, donc on reste tranquillement près du lac pour les derniers jours, à chiller, boire et manger, comme de vraies vacances raisonnables de parents d’enfant en bas âge. Éventuellement un peu de badminton, mais c’est pour le principe.

Par contre on s’est sifflé la série de bières Northern Powerhouse de Wylam, avec jets de canettes dans le lac et plongeons acrobatiques pour se passer les bières. Et pour éponger tout ça, une petite côte de boeuf de 2.7kg ramenée en jogging sous l’orage, qu’on aura défoncée à quatre sans sourciller, BAM.

Je suis obligé de finir avec une note sur le jeu qui nous aura tenu en haleine à peu près toute la semaine : une version du Uno super venère. Je comptais faire un récap des règles super élaborées qui régissaient les parties, mais en vrai c’est beaucoup trop compliqué.

Si mes souvenirs sont bons, il y a bien une histoire de « sandwich » (2 cartes identiques qui encadrent une troisième), et quand il y a sandwich, il faut taper. Le dernier mange une carte et prend la main.

Il peut aussi y avoir « interception », qui donne le droit à une personne de poser une carte strictement identique à celle qui vient d’être posée, même si ça n’est pas son tour. C’est alors au joueur normalement suivant de celui qui vient d’intercepter qui prend la main. Ce qui fait qu’on peut faire beaucoup de tours à certaines personnes.

Attention, le système d’interception marche aussi sur les cartes noires et +2, ce qui fait que la personne qui joue derrière l’intercepteur peut aussi vite manger un paquet de cartes, ou voir son tour disparaître alors que c’était même pas à elle de jouer. Sauf si elle intercepte elle même. Enfin vous voyez le bordel.

C’est incompréhensible, mais on a passé des heures à y jouer, à se péter des phalanges et à s’engueuler puisque tout le monde a une interprétation bien à lui de ces règles décadentes. C’est aussi ça les vacances.