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Ça passe vraiment très vite. Mais il y a eu tellement de choses depuis que je veux bien croire que ça fasse déjà 10 ans (en attestent les 450 posts ici).

On entrait dans le flambant neuf Boss Hog Studio qui sortait tout juste de terre pour enregistrer le premier album de From Dying Skies (entre deux parties de Doodle Jump et d’ongles retournés en voulant faire du Ghost Inside), le tout dopé au Monster.

Un album chelou, le cul entre deux chaises, avec le recul. Après faut bien reconnaître qu’on a jamais su se décider si on voulait être un groupe de méchants, d’emo ou de punk à roulettes.

Du coup on a tout fait : d’un côté des morceaux super poppy comme Expeditions ou Lions & Wolves. De l’autre, des titres dark et melo comme Sunday Morning, Summer Meltdown, Buried At Sea ou The Lakeshore, ces deux derniers étant peut être même mes préférés de cet album.

Et puis deux trois extrêmes, le tubesque FM stadium rock We Will Be Okay qui sent bon les slips propres de Noël, la grosse intro metalcore de l’époque de Measuring Your Own Grave, ou même Architects Of The Sun dans un style super différent, une ballade de rockers à l’image des promenades nocturnes qu’on se faisait à Ham en Artois après une grosse fritasse de chez Fred.

Et putain cette coupe de cheveux. Personne ne m’a jamais mis de veto, croyez moi que j’aurais éternellement une dent contre vous à cause de ça. Les tshirts Famous Stars & Straps ou de groupe de deathcore full print, OK ça passe. Mais cette mèche avec le combo tshirt vneck sur un torse d’enfant merci les potes.

Maintenant je comprends mieux pourquoi je participais pas aux livestreams. Ça libère du temps pour des trophées platine vous me direz. Et pour les goûters d’anniversaire arrosés au Champomy pendant que Noël plie ses guitares et que ChDeuns finit la lead maléfique de Sadness Is Safety ou shred un gros As I Lay Dying.

Pourquoi il n’y a pas de vidéos avec le chant, j’en sais fichtrement rien, mais voici une rare photo de la bête en action. Pas là pour enfiler les perles.

Bref, tout ça pour dire que ça fait déjà dix ans, que c’était à peu près le début du fun (bien qu’on s’était envoyé du lourd derrière la cravate à Amsterdam ou en Italie déjà), mais ça correspond bien à une époque où c’était possible. Dommage qu’on se soit presque quitté en sortant du studio, j’aurai bien aimé aboutir à une vraie belle tournée ensemble. D’un autre coté, ça aura laissé à tout le monde le champ libre pour plein d’autres expériences – moi le premier -, en espérant que personne n’ait de regrets.