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Je suis nul en France. Il parait qu’on a un pays fantastique, ultra riche que ça soit en paysages, culture, histoire et même gastronomie. Et je veux bien le croire ! Mais on est plutôt parti du principe qu’on aurait d’autres occasions de visiter notre beau pays et que tant qu’on peut, autant partir le plus loin possible. On a pas été mauvais d’ailleurs. Et je me plaisais bien à dire que j’avais vu LA, Sydney ou même Tokyo sans jamais avoir mis un pied à Marseille.

Mais ça c’est fini : après un petit break sur notre lac favori, on fuit l’orage, direction le sud. Le Sud même. Marseille.

On arrive en soirée donc premier stop bouffe : le Cours Julien. Berceau des hipsters marseillais apparemment, on se retrouve sur une grande place entourée de restos et de bars, toutes les ruelles y amenant étant intégralement recouvertes de street art, du plus petit graffiti à la fresque géante. Franchement super classe, on se pose sur une terrasse, le burger est servi avec un méga steak de boucher et la pils de base est tout à fait à propos sous cette chaleur.

On trainera le lendemain le long du fameux Vieux Port, entre cagoles et artistes de rue, jusqu’aux fortifications du fort St Jean et au Mucem. Malgré quelques à priori de ville bordélique, je commence à me dire que Marseille est super agréable, quand on sait prendre le temps. Peut être une vision de touriste, mais ça a de la gueule quand même : en haut de la tour, vue sur le Vieux Port avec la Bonne Mère sur sa colline…

Faim oblige, on snob à moitié le Mucem et complètement la cathédrale de la Major pour aller se trouver du loup de mer dans le quartier du Panier. Pour notre défense, la cathédrale est en rénovation et donc affublée d’échafaudages partout, on préfère se balader dans la vieille ville et en profiter pour se prendre une poiscaille en terrasse.

Rassasié, petite sieste et on s’attaque à la montée de l’oratoire pour rejoindre la seule et unique Bonne Mère, qui veille sur la cité phocéenne. On en chie, mais la cathédrale nous offre quand même une vue de fou à 360° sur Marseille, le vieux port, la mer et même le fameux Vélodrome, temple moderne. Nos efforts seront récompensés par une bonne pinte fraîche sur le port puis une groooosse pizza des fagots.

On ne peut pas quitter la zone sans un stop dans une calanque. Petit déj et en route pour Sormiou, petit coin de paradis pas loin de Marseille. On nous annonce une petite marche pour rejoindre la calanque, avec précision que nos tongs ne sont peut être pas si adaptées :

Nous on va tout en bas, là ou il y a la mer, évidemment. Avouez, rien qu’à voir la photo, vous sentez le soleil vous brûler la nuque. La promenade pour aller à la plage se transforme instantanément en rando de l’extrême. Petit 35°, plein soleil, claquettes, un biberon d’eau à partager et la petite et ses 13kg à porter toute la route. TOURISTES.

On s’en est pas mal sorti, en mode relai, seulement une heure au lieu des 40mn annoncées. Et soyons honnête, même si ça a été long et chaud, ça en valait la peine. L’eau est fraîche, le décor est fou, au final c’est tout ce qu’on voulait. Et c’est d’autant plus appréciable après l’expédition pour y accéder.

Par contre on sait que remonter la pente pour rejoindre la voiture, ça ne sera pas possible. On tente l’autostop avant de craquer sur un mec qui nous annonce être chauffeur de taxi. On sait très bien que c’est faux, le seul chauffeur de taxi viable à Marseille, c’est Samy Naceri. Dans tous les cas, même conscients de l’arnaque, il nous a suffit d’un regard à la petite et d’un coup d’oeil à la côte pour accepter l’offre et rentrer au frais jusqu’à la voiture.

On quitte Marseille sur ce fail pour retourner se pavaner sur le ponton de notre petit lac quelques jours et finalement rentrer à la maison, en laissant le soleil dernière nous.