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« Habille la gosse, on s’en va »

C’est un peu comme ça qu’on s’est décidé à partir en week-end, à quelques jours près. Une gastro fulgurante à base de vomi dans le bain, une nuit bien trop courte à base de burrito de la dernière chance pour faire dormir la petite en poussette et 2h d’avion plus tard, on déboule à Lisbonne. Vite rejoints par une troisième larrone, craving for fun and pastel de nata, on prépare le plan d’action du week-end à la Farmacia avec des cocktails qui nous montent vite à la tête alors qu’ils sont sans alcool (le feu dans le cerveau) et devant une bonne poiscaille du Bairo.

Gros petit dej le lendemain et on chope un tram du côté de l’immense Place du Commerce qui donne sur la mer, du genre peperlito. Ne me demandez pas pourquoi, mais à chaque place comme ça, j’imagine de grands rassemblements euphoriques et j’ai vibré le temps de quelques secondes pour la victoire du Portugal au dernier Euro de foot. Alors qu’en vrai je suis super vénère et me souviendrai encore encore longtemps de cette défaite dans un appartement de La Madeleine.

Lx Breakfast

tram

praça do comercio

Portugal

Revenons à l’essentiel : le tram direction Belem. Parce qu’on s’est dit que la meilleure façon de voir Lisbonne, c’était surement de fuir les touristes du centre (plus nombreux qu’on ne le pense même fin janvier) et de voir la capitale sous un angle plus underground. Forcément, en arrivant à Belem en passant par Rio et San Francisco, on ne peut que faire la queue pour des Pasteis de Belem qui nous fileront sous les doigts pour cause de grosse flemme à se taper la file, prendre en photo la tour qui a vu passer les plus grands explorateurs portugais et (évidemment) manger un morceau. Le tout, COMME DES GROS TOURISTES.

Rio de Francisco

Belem

Mais on se dirige ensuite vers le Village Undergound et la Lx Factory : deux zones où règne la contre culture lisboète. Loin des pavés et de la mosaïque sur les trottoirs, des brandades de morue et de la ginjinha.

C’est ici que cohabitent la jeunesse bohème, des écolos, des artistes qui n’hésitent pas à remettre un coup de neuf plus souvent que de raison, des avocats, des designers réputés et à peu près tout et n’importe quoi. S’entrechoquent alors bière artisanale, street art de la déglingue, vinyl shops, espaces de co-working dans des containers, restauration chiadée, fanfares, musée du tramway et salles de concert. Les images valent mieux que de longs discours pour ce genre d’endroits, que je ne peux que recommander, parce que c’est juste la folie.

VILLAGE UNDERGROUND LISBOA

better together

On finira tranquille dans un petit brewpub du coin, à sipper des petites IPAs et nettoyer le vomi de ma fille, peinards, avant de se lancer dans une excursion tapas à base de charcuterie, de pain, fromages et nachos de la dernière chance.

Bref, il fait sacrément bon vivre au Portugal. Lisbonne, sous le soleil en plein janvier, nous fait tout doucement nous réconcilier avec ce pays, qui nous avait pas fait forcément grande impression lors de notre petite escapade à Porto. Allez, demain on fera quand même les touristes.