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Cure de jouvence cette semaine, je suis allé voir Pleymo.

Pleymo putain, le groupe qui a fait vibrer ma fibre néometal pendant une sacrée paire d’années, décolorer mes cheveux pour des spikes rouges fluos et porter des baggys avec la ceinture aux genous. Un de ceux qui ont fait que je voulais faire de la musique, tellement que Blöhm aura peut être été le premier morceau qu’on aura repris avec les ancêtres de From Dying Skies (enfin, sûrement après Blind de Korn, parce que l’intro à la ride quoi).

J’ai eu la chance de les choper plusieurs fois en live, selon les albums, que ça soit en combis sur Medecine Cake ou en écoliers sur Rock. L’outro de Ce Soir c’est Grand Soir époque E2MC, tous de dos, strobs à fond, folie furieuse. La même période où Unswabbed ouvrait pour eux au Splendid à Lille, loin de m’imaginer que leur bassiste allait être mon ingéson pendant General Lee, que son remplaçant allait enregistrer mon premier EP et que leur nouveau guitariste a hébergé mon EVJH. Mais je m’égare.

Vingt ans après la création du groupe, les mecs se reforment, se font une tournée de fun et passent par Lille, une date que je pouvais pas louper. Ce soir, c’est grand soir.

Pleymo Berzerker

Plus ça va, plus je suis mauvais pour parler de concerts, d’autant plus quand la nostalgie prend le pas sur toute objectivité. Mais c’était sacrément la douche. Forcément toute la foule de trentenaires connaissait les paroles par coeur, hurlait des « Nawak » bien sentis, jumpait à l’ancienne sur l’intro de Tank Club et s’est séparé en deux clans bien distincts pour l’inévitable Braveheart.

Bordel que c’était bon de se refaire un gros United Nowhere en live, gueuler les « Kataouh Tataouh » de New Wave, comme si j’avais encore un lecteur CD et mon bracelet éponge Circa. Je m’attendais pas à ce que le public soit plus au taquet sur les morceaux de Rock que de Medecine Cake, mais chacun son histoire. Par contre je pense que de tout Alphabet Prison, un petit Vanité ou un Sept aurait plus eu sa place que les mid tempos, mais c’est mon coeur de métal qui parle.

Au final ça chantait juste, ça avait grave la pêche, ça pesait 300kgs de muscle en plus que sur la dernière tournée, bref ils mettent encore une bonne branlée à la moitié des groupes actuels, et ce même si forcément ça avait un goût particulier de retour en arrière. Surtout avec les copains de l’époque, ceux que je ne connaissais pas encore mais qui étaient ultra fans, ceux qui connaissaient à peine et qui regrettent de ne pas s’être pété le cou à headbanger là dessus en temps et en heure. Plus tous ceux avec qui je partage tout ça à distance, sur d’autres dates de leur tournée. Et pire en 2018, tous les statuts et instagram qui invariablement me rendent nostalgique quand ils parlent de Pleymo, qu’ils soient « back back back » ou « dans l’arène pour tout péta ».

Pleymo Berzerker

Bref, énorme merci à Berzou pour tout, de l’entrée VIP aux photos, des backstages aux dédicaces, de 1998 à 2018, c’était un voyage dans le temps qui remue pas mal de souvenirs d’une période insouciante, bien différente de la génération qui a pris la relève.