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Une sélection colorée et chatoyante pour ce vingtième RMDW (déjà 20 quand même!). Je me suis dit que pour l’occasion, ça méritait bien de se sortir les doigts et de proposer 20 albums, j’aime me faire du mal, #teamdefi. Mais bizarrement, j’ai pas cherché beaucoup pour constituer cette liste, entre les groupes que j’ai ratés, ceux qui sortent des albums de feu et quelques découvertes folles, on y est vite arrivé. Un gros choix, j’espère que vous en viendrez à bout, avec beaucoup de punk dans l’âme et surtout de la générosité pour passer le reste de l’été préparer la rentrée dans la bonne humeur !

Clowns – « Lucid Again »

clownslucidagainSinon, vous avez écouté le dernier Clowns ? J’ai presque fait un post exprès tellement il est ouf. Album de l’année, hands down. Imaginez The Bronx qui s’accouple avec Fucked Up et bam, ça vous fait un album qui file la super pêche, du hardcore/punk/grunge bien produit. Tube sur tube, avec un gros coup de coeur sur le refrain de Fifteen Minutes Of Infamy, même si tout le reste dé-fon-ce. BREF, si vous ne deviez vous souvenir que d’un album de cette sélection, c’est celui là.


68′ – « Two Parts Viper »

68-2partsViperEt bah un peu déçu les potes. Tous les morceaux vraiment chanmés sont en fait les deux singles, et pour le reste, rien de vraiment-vraiment cool à se mettre sous la dent. C’est un peu mou du genou comme un mauvais Nirvana, je trouve ça trop mélancolique et clairement pas aussi fou que j’espérais, contrairement à la première idée que je m’étais faite sur les singles. Mais qu’on soit d’accord, Whether Terrified or Unafraid et This Life Is Old, New, Borrowed and Blue sauvent amplement le respect éternel que j’ai pour Josh.


CHON – « Homey »

HOMEEEYYYAttention OVNI. J’en avais glissé un mot lors du dernier RMDW, l’album est sorti et distribue les coups dans les bollocks. Normalement tout en instrumental, Chon permet de voyager en Californie dans la bonne humeur et la technique. C’est fin, ça joue à mort avec des petites touches hip hop pour donner du relief au 8-bit, ça transpire le fun (et pas le maléfique comme Animals As Leaders dans le même genre) et me donne une furieuse envie de me promener sur la plage avec une glace. Ou d’être un chien savant.


Frank Carter & The Rattlesnakes – « Modern Ruin »

modern ruinJ’étais bien bien (bien) passé au travers de cet album, sorti début d’année. Trop miévreux, trop à l’anglaise. Mais avec un peu plus d’écoutes et le clip de Lullaby, c’est toujours du « gros rock anglais », mais on peut pas nier que les compos envoient du steak et sont bien amenées. Je regrette quand même que le Franky se soit un peu calmé au chant, la hargne sur Juggernaut, c’était quand même autre chose.


Rancid – « Trouble Maker »

troublemakerBon, on est loin des anciens tubes qui ont bercé mon enfance, mais un nouveau Rancid vient toujours titiller la fibre de punk qui est en moi. C’est bien fait, c’est propre, c’est entraînant, mais on a l’impression d’avoir déjà entendu les titres sur les albums d’avant et on peut limite chanter en même temps à la première écoute. Ca reste les seuls à faire ça aussi bien, mais Honor Is All We Know était mieux branlé, à défaut d’être le nouveau And Out Come The Wolves. Et merde quoi, les clips dans un garage après 20 ans de carrière…


Tyler the Creator – « Flower Boy »

flowerboyJ’aimais beaucoup ce revirement de style. Passé d’un hip hop sombre et limite dépressif à une version onirique et colorée, Tyler est toujours aussi bon. Si Cherry Bomb s’occupait de la bright side du rappeur, Flower Boy mixe le meilleur des deux et fait péter les charts avec Who Dat Boy ou 911/Mr Lonely, comble les puristes avec I Aint Got Time et chope des meufs sur See You Again. Rap total pour lui.


Volumes – « Different Animals »

volumesRiffs de vieilles imprimantes en approche et bonne ambiance braillée. Pour ceux qui comme moi gardent un pied dans le metalcore qui tâche mais pour qui deux trois lignes de chant clair ne sont pas rédhibitoires. Peut-être parce que Chester nous a quittés récemment, mais je lui redécouvre un petit coté Linkin Park à l’ancienne à cet album (sur Hope en particulier), entre une braille un peu rapée et le clair avec des vibes hyper positives. Ce qui est drôle, avec la rythmique full djent de porcasse derrière. Bon après, le refrain de Feels Good est peut-être un peu abusé, même si plus j’écoute, plus je veux headbanger sur la good vibe. Vous excuserez les vestes à poil et les chemises hawaïennes saumon.


Converge – « I Can Tell You About Pain »

i can tell you about painPourquoi Converge n’est pas plus haut dans cette liste ? Juste parce que leur dernière sortie n’est qu’un deux titres. Mais aucun doute sur le fait que l’album sera le #1 de la prochaine série. Parce que les mecs descendent pas de la montagne sur laquelle ils règnent. Abrasif, viscéral, rapide, aussi mélancolique que violent, distribution de tartoches. Qu’on ne vienne plus me dire qu’il y a trop de larsens sur le dernier General Lee.


Dune Rats – « The Kids Will Know It’s Bullshit »

dune rats bullshitJ’annonce, album de l’été. Découvert en scrutant les tournées de Violent Soho, ça devait me suffire pour les cataloguer dans la case « garage pop punk ». Et oui, ça suffit amplement. Une ode au fun, la bière en canette, la weed et faire de la merde sur une planche de skate. Bref, l’album qui incarne les BBQ avec les copains, les entrecôtes aux herbes de provence et les compètes de beer pong, ni plus ni moins. Ca me rappelle furieusement les plus grandes fêtes de ma vingtaine écoulée et m’a fait charger l’intégrale de King Of The Road. Tout est dit.


Hundredth – « RARE »

dune rats bullshitLe shoegaze s’exporte. Alors j’y connais pas des méga masses dans ce style, mais quand un groupe de hardcore s’y met avec une rythmique qui bastonne, ça rend vachement bien. Alors certes, c’est un peu mollasson à coté des albums précédents, les mecs ont fait un bon virage et abandonné les gueulantes. A la croisée d’un Nothing sous hormones et d’un Balance & Composure plus aérien.


Bon on fait une petite pause pipi là non ? On est déjà pas mal à fond sur l’autoroute du fun et les oreilles bien pleines de gros son. Allez, on s’arrête vite fait, on prend un café et on s’étire. Sinon ça va vous ?


The Weekend Classic – « More Alive »

morealiveUn peu de pop punk pour se remettre en jambes, avec un petit EP de The Weekend Classic. On avait déjà approché la bête l’année dernière, autant vous dire qu’ils n’ont pas réinventé la roue depuis, mais ils y mettent des gros pneus et des jantes alu à leur cabriolet, direction le camping dans l’Oregon. Peut être un peu plus sombre que les morceaux précédents, mais ça sent l’Amérique des road trips et fêtes de campus.


The Amazons – « The Amazons »

The AmazonsSi vous cherchiez un peu d’indie rock sans tomber dans des trucs chiants, des copies de Kings Of Leon ou n’importe quelle mauvaise première partie de festival, j’ai peut être mis la main sur quelque chose d’intéressant. J’étais tombé par hasard sur leur morceau ‘In My Mind’ qui aurait fait un bon titre pour un PES 2017-2018 et l’album a même confirmé un groupe plus rock qu’il n’y parait. Après on y va mollo hein, c’est mignon et bien fait, mais aussi complètement prévisible.


Hundred Suns – « The Prestaliis »

PRESTALIISMettez le chanteur de Norma Jean avec l’ancien batteur d’Every Time I Die et le guitariste de Dead & Divine, un coup de shaker et paf! Voici Hundred Suns, un beau side project plus ambiant qu’attendu, mélodique et intense, profond et puissant. Comme si Norma Jean faisait du Deftones. Un album dans lequel il faudra se plonger pour apprécier pleinement les ambiances posées par un Cory Brandan au top de sa forme. Quand en plus c’est le copain qui fait la basse sur la prochaine tournée…


Dead Cross – « Dead Cross »

Tant qu’on est dans le super-groupe, on monte d’un cran niveau folie avec un quatuor Dave Lombardo (Slayer), Mike Patton (Faith No More), Justin Pearson (The Locust, Retox) et Michael Crain (Retox). Ca pose un peu le bébé quoi. On ne pouvait pas s’attendre à quelque chose de simple vu le combo, mais on a le droit au meilleur de tous les mondes, de la double thrash, déstructuré à souhait, d’autant plus chaotique avec le chant de Patton entre gueulantes cinglantes et lignes de chant improbables. A écouter au moins une fois, peut être pas à se le mettre en boucle quand même…


Municipal Waste – « Slime and Punishment »

Bon, ça doit être compliqué de se renouveler dans ce style, les mecs sortent le même album encore une fois. Mais y’a pas à chier, ça tartine à 100 à l’heure, droit au but comme dirait Bernard Tapie. La version no-limit de Dune Rats, avec un jet ski dans une piscine gonflable et des mecs qui se cassent des bouteilles sur la gueule. La base pour les aficionados du chugga-chugga.


Galactic Empire – « Galactic Empire »

Putain de merde, ils l’ont fait. Un album intégral avec toutes les chansons de Star Wars remixées en métal. On saluera la prouesse technique, mais concrètement, un novice comme moi prend son pied sur le thème principal et la Marche de l’Empereur et basta. 11 titres c’est un peu généreux quoi. Je vais quand même me remettre le clip, parce que pour le coup, voir Dark Vador shredder et Bobba Fett distribuer la double grosse caisse, je m’en lasse pas.


Wet The Rope – « The Sum Of Our Scars »

Le groupe de papis qui fait du hardcore à l’ancienne. 45 ans de moyenne d’âge, politisé, paroles qui dénoncent la société qui part en couille et les abus sexuels… Et ça marche complétement. Un retour à l’efficacité, pas de chichis ni de fioritures, un riff qui tabasse par chanson et on s’emmerde pas de détails. Rien à voir avec les guignols du dessus quoi. Droits dans leurs bottes, droit dans tes esgourdes.


Currents – « The Place I Feel Safest »

CurrentsVous reprendrez bien un peu de metalcore pur et dur ? Bon OK, celui là, il fait un peu fond de tiroir, on n’est pas au niveau d’un Structures par exemple, mais ça reste bien branlé pour le style. J’ai l’impression d’avoir déjà entendu l’album 20x par d’autres groupes, mais étrangement je me surprends aussi à siffloter la lead maléfique de Tremors ou à jouer l’intro de Night Terror sur mon clavier comme si elle sortait d’un vieux Emmure. Si ce n’est pas votre truc, passez votre chemin.


Crossfaith – « FREEDOM »

crossfaithPeut-être que le retour du néo metal passe par Crossfaith. Une version moderne de rock US made in Japan qui envoie du steak, sacrément bien produit, aux lignes de chant un peu faciles et quelques autres rappées bien senties. Pouce bleu pour Freedom, le tube qui ferait une BO de feu pour un Transformers ou pour une démo de jeu vidéo vénère un peu foufou. Trois titres à la croisée d’un vieux Papa Roach, de While She Sleeps, d’un Prodigy et d’une course de Need For Speed 2.


Incendiary – « Thousand Mile Stare »

Thousand Mile StareAllez, on va finir par la dernière caution bagarre de la série, de la bonne came en direct de NYC. Pour digérer tout ça, une bonne dose de hardcore 90’s massif et hyper complet, du riff deux neurones à vouloir distribuer les coups de poing dans la gueule aux ambiances noires plus élaborées. Pas de légèreté comme si tu finissais un repas de communion par une forêt noire sous amphets.


BAH PUTAIN, j’aurais réussi ! 20 albums quoi, boum. J’avoue, c’était pas si facile. Mais le pire, c’est que du lourd arrive encore d’ici peu, entre un nouveau Comeback Kid dont le single avoine, un Foo Fighters des fagots et même les copains qui sortent des singles, le rock n’a décidément pas rendu les armes.