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Six mois sans nouvelles chroniques, c’est long. Mais en même temps, on s’est un peu fait chier. Ou j’ai raté plein de trucs, JE PEUX LE CONCEVOIR (mais prouvez moi le contraire). Du coup, c’est 50-50 sur ces premiers mois 2017, entre hardcore qui tache et hip hop pipou. Par contre, c’est la mort du pop punk visiblement.

The Butcher’s Rodeo – « Backstabbers »

lowteensOn commence avec les copains, les bouchers ont sorti l’artillerie lourde pour leur premier album. Et je peux te dire qu’ils sont pas là pour trier les lentilles, ça débite des steaks sur Good Fuckin Luck ou Conundrum comme ça te découpe les couilles sur HMS Hope ou Losing Heart (ce petit coup de sub d’ailleurs pour finir l’album, sympa comme tout). C’est puissant, hargneux et rapide, ça transpire les guitares qui volent en concert avec des petites notes de voix claire pour aérer un peu le bulldozer qui te roule sur la gueule à 200kms/h. Juste cool.


Kendrick Lamar – « DAMN »

DAMNUn peu de mal à entrer dans cet album au début, à part sur Humble qui m’a tarté de suite. Et puis je me suis rendu compte que ça commençait à sérieusement tourner en boucle, que DNA envoie méchamment du lourd, que je réponds « yah yah » à ma femme, que je kiffe même le feat avec Rihanna et que les basses d’outre tombes font chuter mes cactus plusieurs fois par jour. Au delà de la musique, je suis allé jeté un oeil aux lyrics pour un phrasé intrigant que je captais pas, je suis tombé là dessus et depuis, je chie dans mon froc. Kendrick, you are DAMN good.


Code Orange – « Forever »

CodeOrageForeverTout simplement le dernier album de métal à m’avoir fait vibrer les roustons. Que ça soit son intro venue des enfers, le déroutant Bleeding In The Blur et son côté grunge assumé, l’ajout de machines et de breaks chelous par ci par là, tout est bien fait et catchy malgré les enfers. Prod maléfique, riffs 100% efficaces (l’intro de Spy = cas d’école, devrait être étudiée au conservatoire du hardcore), la caution bonhomme est pas déçue sans tomber dans la redite grâce aux ajouts subtils mais qui changent la donne. Rien à dire, album dans le top 10 2017 easy.


Childish Gambino – « Awaken, My Love »

ChildishGambinoEn voilà un qui s’est peut être un peu trop ambiancé sur de la soul avant d’entrer en studio. Très différent du Because the Internet et de Kauai, Mr Gambino développe toujours son coté fifou dans un nouveau style. On se laissera embarquer par Me & Your Mama, Redbone ou California, mais au final je reste un peu sur ma faim, le truc qui me faisait vibrer n’est plus là. Pas faute d’avoir regardé Atlanta avant la sortie de l’album pourtant, mais pour moi le mec s’est perdu dans son délire. Bien fait quand même le délire.


Iron Reagan – « Crossover Ministry »

IronReaganInstant bagarre, découpe de gros. Je suppose qu’ils se sont inspiré de l’intro de notre General Lee pour la leur (qu’on avait déjà pompé à Municipal Waste ?), mais leur guitariste solo déchire avec son air de Gérard Baste Guitar Hero. Bref, du thrash metal de la défonce, tout à fond, pas de détail, activation du mode deux neurones, *headbangue furieusement*, *signe du malin de la main*, * fait l’hélicoptère avec sa mèche*.


Joey Bada$$ – « All Amerikkkan Bada$$ »

JojobadassDevastated les gars. Devastated. Le hit quoi. Je suis instantanément sur une bonne vibe en écoutant ce morceau, cheveux au vent dans la voiture direction vacances. Bon le reste de l’album est sympa comme tout, mais rien qui arrive à la cheville de ce tube. Peut être Rockabye Baby, mais il est plus ghetto new-yorkais, il véhicule pas la good vibe. Bon après on a pas tous le talent de Kendrick pour raconter tout le temps des choses intéressantes, mais d’un point vue musical, je trouve ça sympatoche. Voilà. Devastated.


Mastodon – « Emperor Of Sand »

Emperor Of SandAlors oui, il paraît que Mastodon s’assagit d’album en album, que les mecs sont moins fous et que ça shredde plus pareil. Je vais pas dire que c’est faux, mais c’est clairement pas de la merde ma petite dame ! Toujours aussi catchy dans les enchaînements alambiqués, des solos improbables, un peu moins de braille au profit d’envolées lyriques qui me feraient penser peut être à un Gojira sous weed pure. Un voyage psychédélique avec des guitares et de la double pédale.


Stupeflip – « Stup Virus »

StupVirusIl est loin le temps de la religion du stup, c’était bien la peine de récolter autant de flouz sur Kickstarter. Non mais sérieux, les mecs ont limite claqué un reggaeton quoi. Je trouve que les tubes sont plats, même le retour de Pop Hip est pas fun. Il y a bien quelques fulgurances à l’ancienne genre Stup Virus et Understup qui envoient quand même. Mais sinon, à part Sandrine Cacheton, j’ai peur que le crew ait perdu la fibre :(. Bon, j’ai quand même acheté le vinyle de Stup Religion, en honneur au bon vieux temps.


Paerish – « Semi-Finalist »

PaerishWhhhhoooo putain j’ai failli les oublier. Alors que leur album est une grosse tuerie, ça fait juste un peu plus longtemps que c’est sorti. Un album qui sent bon la fin des années 80, avec un coté Violent Soho sans la weed, une chouille plus planant dans les ambiances peut etre et moins punk à roulettes. Et puis les mecs se sont fait une tournée euro avec Sum 41, ça donne le ton pour un groupe français.


Bonus – Chon

Une instru de la déglingue, un clip 8 bits de feu. Plus de son dans la suite pour un groupe indescriptible.


Bonus II – ’68

Le duo formé par Josh Scogin et Michael McClellan (le frère du mec qui a enregistré l’album de Branson Hollis, #jdcjdr) a programmé un nouvel album, apparement aussi fou et rock’n’roll que le premier. Plus de son dans la suite pour un groupe indescriptible.