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On va y arriver à parler de Naples !

Comme je disais, on est parti sur un coup de tête, dès que qu’on a reçu la carte d’identité de la petite. Parce que oui, même à deux mois, il faut une carte d’identité pour voyager, FYI. On déboule donc dans la capitale de la Campanie, on atterrit sous les nuages mais au chaud – ce qui est déjà canon en étant parti sous la flotte en plein mois d’octobre aux alentours de 10° -, et après une petite demi heure de bus, on tombe nez à nez avec ça :

Castel Nuovo

Autant les Rome, Florence ou Venise, j’avais bossé, mais là je débarque. Et il y a un putain de château gothique datant de l’époque où le comte d’Anjou venait péter des gueules et s’assoir sur le trône des Deux Siciles.

Pas mal impressionnant et le château sert vite de point de repère dans la ville. Les visites sont fermées, on passe du coup le reste du temps dans les beaux quartiers, la Piazza del Plebiscito, à flâner le long de la Méditerranée entre coucher de soleil sur les rives de Chiaia et Vésuve ensoleillé.

Plebiscito

Vesuvio

Chiaia

On finit avec un gin tonic chez Babar, on chope des bières a Alabardierri où le mec a quand même voulu nous refourguer une bière déjà décapsulée, mais surtout on est passé par la case Sorbillo. Les patrons napolitains de Lille nous avait soufflé l’adresse à l’oreille, on a pas fait le voyage pour rien.

Les pizzas sont folles.

Pures.

Traditionnelles.

Végétariennes.

Clichés.

Parfaites.

Sorbillo

Margherita

On était vraiment en mode pépère et on voulait pas se presser pour tout faire vite, donc on zappe allègrement la visite de Pompéi et du Vésuve pour passer la journée suivante sur l’île de Procida. J’ai fait mon petit récap sur cette zone de chill donc je passe direct à l’étape suivante : le quartier historique.

Centro Storico. Entre marchés, ruelles étroites, boutiques de gadgets à l’effigie de Pulcinella, d’églises à la gloire du Jésus nouveau (comme le Beaujolais) ou de Maradonna.

Maradona

Gesu Nuovo

Centro storico

Je me rends compte qu’on a tellement flâner et pris le temps de se goinfrer de baba au rhum ou de pâtes au ragoût que j’ai pas tant de choses à raconter. On débarquait avides de pizzas, de scooters à outrance et de linge entre les immeubles, et c’est bien tout ce qu’on a vu. Aucune déception au compteur.

Tout y est. La foule partout, les mecs qui roulent comme des tarés, les commerçants qui braillent pour vendre des spaghetti et des pizzas de zinzin. Pas de queue de mille ans pour une attraction, un tableau, une place, un monument avec trop de personnes devant. C’est ça qu’on a surkiffé avec la cité partenopea, c’est qu’on est dans le vrai, l’authentique, l’Italie comme on se l’imagine quand ce n’est pas une finale de coupe du monde. On est pas à Disneyland comme à Venise ou Florence où tout est un peu prévu pour les touristes, même si j’adore ces villes. Ca transpire la vie, où on ne perd pas son temps à poser à chaque coin de rue, les gens sont normaux ici et vivent la dolce vità.

Même si pour mon grand père, l’Italie s’arrêtait à Rome, je pense qu’on était plus dans le vrai à Naples. Et bordel, ces pizzas…