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J’écris ces lignes alors que mademoiselle chouine dans son couffin. Elle a déjà deux semaines, mais il me fallait bien çaavant d’écrire, pour encaisser le coup, me rôder à un nouveau rythme, et mettre la dernière couche à la poubelle. Parce que peut être que ça a été vite finalement, que j’étais peut être pas 100% prêt avant de l’avoir dans les bras (qui l’est d’ailleurs ?), que je ne réalise peut être pas encore non plus tout à fait, même si mes cernes sont les témoins de ma nouvelle vie.

Mais à la minute où elle est arrivée, c’était la révélation. Moi qui étais pas bébé pour un sou, me voilà gaga de ma file. MA fille.

On dit que les bébés savent se faire aimer, mais pour que ça soit comme ça, aussi rapide (je parle même pas en minutes), c’est quand même fou. Je comprends maintenant tous ces gens à la même rengaine « tu verras, c’est que du bonheur ».

Bon, en tout sincérité, j’avoue que l’amour est un peu moins palpable quand la couche est repeinte à la bombe atomique, mais rien qu’un grand sourire de soulagement et/ou de satisfaction d’avoir embaumé la maison ne puisse effacer.

Soyez sûrs que je vais faire de mon mieux pour ne pas inonder le monde de « bébé en toute circonstances » et ne pas éditer des albums de bébé comme des albums de Martine. Je me suis déjà octroyé un post ici et un Instagram, on va se calmer tout de suite. Non, je ne serai pas « baby crazy », enfin en tout cas pas en public, je peux assurer que les photos de premiers cacas solides ne seront pas divulguées. Même si je comprends la fierté, et de devoir le crier sur tous les toits, au fond. Et que le caca fait indéniablement partie de la famille. BUT STILL.

Ça fait de ce post un post d’autant plus égocentrique que je ne parle que de mes états d’âme nocturnes d’entre deux couches, plus que d’elle au final. Toute l’ironie d’écrire un article sur le fait que je n’en écrirai pas d’autre). Passons.

En attendant, je bosse mes jokes de darons, Maman assure et répare mes boulettes, les rôles officiels de Tonton Con et Tonton Beauf ont été distribués, les grands parents sont encore plus gagas que nous, la petite fait déjà de la moto et de la mitraillette et un énorme panda veille sur elle. Et au final, écrire ce post au milieu de la nuit (en plus de répondre aux SMS avant 7h du matin) me fait réaliser un peu plus que ça y est, chuis papa. Je fais partie du club now.

La relève du dw19ht est assurée. Peut être même le futur du rock’n’roll, qui sait.

Bref, bienvenue Charlize. On prendra soin de toi et promis, on fera pas de toi une cassos.