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J’avoue, j’ai un soft spot pour Bruno Mars. Parce que le mec est un peu un singe savant, il chante, il danse, il joue de la batterie et tout ça mieux que moi, salopard. Peut-être parce qu’on a joué deux ou trois morceaux à des mariages. Peut-être aussi parce qu’on a utilisé 3 morceaux pour notre mariage. Sûrement parce que j’ai l’impression que le mec mixe James Brown et Michael Jackson sans vendre son cul et faire des singles pour boîtes branchouilles. Et puis surtout, sur scène, normalement, ça envoie du lourd.

Bref, on apprécie suffisamment pour raquer deux places et aller voir le bonhomme au stade Pierre Mauroy. Mon âme lensoise en prend un coup, mais comme c’est pas le LOSC sur la pelouse, ça passe.

Non sur la pelouse, tout d’abord c’est Anderson Paak. Bonne surprise de voir le californien en ouverture quand ça fait quelques mois que son album Malibu tourne un coup de temps en temps dans les enceintes. Encore plus surpris quand je me rends compte que c’est lui qui joue la batterie en même temps qu’il chante et que ça groove à mort. Le bonus auquel on ne s’attendait pas et qui augure une bonne soirée.

Anderson enchaîne les titres, avec en vrac son tube Am I Wrong, le classieux The Bird ou le funky Put Me Thru, avant de finir par un déferlement d’amour et de solos de batterie avec Luh You. La classe, le groove et le standing requis pour ouvrir pour Nono.

Anderson Paak

Parce que le patron, c’est bien lui. À peine la dernière note d’Anderson Paak retentie, d’énormes drapeaux blancs ornés de la couronne du roi viennent cacher la scène. Les lumières s’eteignent, Les écrans géants lancent quelques appels du genre « it’s about to get hot and sweaty » ou « we came all this way to turn you on », les drapeaux se lèvent et boom, Finesse enchaînement 24K Magic, feux d’artifice et scène Rubikscube.

XXIV

Pas le temps de niaiser.

L’ambiance est pourtant étrangement un peu fraîche, la foule sûrement plus occupée à filmer avec son téléphone plutôt qu’à profiter du show (moi le premier mais c’est parce que j’étais un peu loin hein), mais rien qu’un bon vieux Treasure ne peut réchauffer.

On entre dans une nouvelle dimension sur ce morceau, avec tous les musiciens qui assurent les chorés en jouant du saxo ou de la basse. J’en ai vu des mecs faire n’importe quoi avec leurs guitares en assurant les riffs, mais rien de comparable à la classe et la facilité déconcertante que dégagent ces mecs là. Pour être sur d’aller au bout du funk, on enchaine avec Perm qui envoie du lourd en terme de groove.

Je passe ensuite tout le passage relou où ils enchaînent les morceaux mielleux et chiants du dernier album, sans grand intérêt quand tu as plus de 12 ans et que tu portes des caleçons. Par contre, une fois réglés, mention spéciale à la version ska de Marry You et la folie du show sur Runaway Baby, Le morceau que je voulais vivre en vrai.

James Brown je vous dis. (même si ouiiii, la vidéo est de Madrid)

On commence un peu à tourner en rond pour moi ensuite, avec de nouvelles chansons pour minettes (mais connues ce coup ci), entrecoupées de « je t’aime Lille », de flaques de sécrétions vaginales et de cris ultrasoniques, de Locked Out Of Heaven et de scène aux cubes mouvants.

Puis vient le rappel et le tube interplanétaire Uptown Funk. Et là, OK, le stade était en feu. Le groove, l’ambiance, les lignes de basse en dansant et les solos de cuivres, exactement ce pour quoi on va voir Bruno Mars. Une bonne tarte comme je m’en étais plus prise depuis longtemps.

Setlist:
Finesse
24K Magic
Treasure
Perm
Calling All My Lovelies
Chunky
That’s What I Like
Straight Up & Down
Versace on the Floor
Marry You
Runaway Baby
When I Was Your Man
Grenade
Locked Out of Heaven
Just the Way You Are
Uptown Funk