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Jour deux à Budapest.

Le ruin bar de la veille a laissé quelques séquelles. Tata Yolo a la voix cassée quand les connexions chez les autres sont vaseuses. Sauf Iopi pour qui tout va bien, mais c’est peut être parce qu’il ne se réveille pas lui même quand il ronfle, le salopard.

On se dit alors que l’attraction première de la capitale siérait à merveille à l’ambiance générale de gueule de bois qui se dégage dans le Airbnb : LES THERMES.

On prend donc la direction de Városliget, un grand parc où se trouve les bains Széchenyi, le spot thermal de la ville. On tombe sur la route complètement par hasard sur le Vajdahunyad, un château construit à la fin du XIXeme siècle pour fêter les 1000 ans de la Hongrie (rien que ça). Le détour culturel fortuit, avec son étang, sa statue anonyme et sa grille de château fort quoi.

Anonymous

Vajdahunyad

Varosliget

On arrive finalement aux bains, bondés, pour lesquels on attend gentiment que quelques places se libèrent. Une attente interminable, surtout avec cette vue sur le fun :

bains tchetchenes

Mais une fois en maillots de bain, on comprend à quel point ça valait le coup : se prélasser tranquillement sous le soleil dans une eau à 38°, c’est le pied. On cuit un peu, mais on accepte sans sourciller quand les jets massants sont disponibles.

Ce salaud de Cyshini restera le seul à pouvoir aller vraiment se rafraîchir, grâce à son crâne glabre qui lui permet de passer entre les mailles du filet du bonnet de bain. Ce qui lui vaudra aussi le titre de « casual malefique », où comment narguer ses potes tout en respectant la loi. De toute façon, on sait qu’il complote contre le monde, pendant que Rayure essaye d’instaurer la paix.

casual maléfique

Peace Rayure

Dans tous les cas, les piña coladas et les magaritas au bord de la piscine, ça met tout le monde d’accord. On sortira de l’eau tout flétris après un dernier stop dans une eau soufrée, mais rien qu’une petite promenade ne puisse remettre d’aplomb.

Après une glace dans le parc pour se rebooster,  la Rayure devient presque volante (surement dû à la dose de sucre dans la glace) et on tombe sur la Place des Héros, un des monuments à ne pas manquer de Budapest. Impressionnante, et avec des beer-bikes qui tournent en continu autour de la place et dans la ville. On était à deux doigts de se laisser tenter, mais quand on a compris qu’il faudrait forcément faire l’aller retour et revenir au point de départ, on a laché l’affaire. En vrai c’est que c’était de la bière de merde.

Mais du coup maintenant, on est chaud quoi. On a bien breaké, donc on s’attaque à la bibine : enchainement bar à bière dans lequel on a gratté un morceau de gâteau d’anniversaire (avec ce petit stout Pohjala, ça marche du feu de dieu). Puis burger trop épicé dans un rade de la dernière chance et direction le ruin bar le plus connu de la ville, le Szimpla Kert.

Le spot mérite amplement son statut de bar le plus cool : on est clairement dans un bâtiment abandonné, avec des néons et de la déco bohème, du son à fond, en extérieur, à l’alcool pas cher. Par contre, plutôt que de visiter tout le bar, on se greffe à l’ambiance et on s’époumone sur du Robbie Williams entre deux shots de palinka qui ont toutes le même goût d’alcool à brûler (qu’elle soit à la cerise ou à la pomme), jusqu’à un final fantastique sur une reprise ska de Take On Me. Je vous mets dans l’ambiance.

Heureusement, l’appart est pas loin et on rentre bras dessus bras dessous. C’est que ça tape la palinka, bordel.