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Jour trois à Budapest.

Le Szimpla Kert de la veille a clairement laissé des séquelles. Tata Yolo a la voix définitivement cassée quand les neurones de Rayures se déconnectent quelques fois pour laisser place à des fous rires incontrôlables en éclaboussant les autres de café.

Pourtant, c’est bien aujourd’hui que la journée sera la plus longue : le vol étant très tôt le lendemain, on a skippé la nuit d’hotel en partant du principe qu’on trouvera une party dans laquelle squatter toute la nuit. On dormira quand on sera mort. On a rien trouvé de mieux que de marcher toute la journée par contre, pour être sûr d’être en forme et tenir toute la nuit blanche. Les cons. On fête les 30 ans de Cyshini en même temps, avec que des post-trentenaires, y’a plus que la rando qui les conserve.

On commence donc par prendre des forces au Spiler à Gozsdu Udvar, un petit passage mignon comme tout, plein de cafés et de restaurants dans le coin animé de la ville. Gros brunch, où on se rendra compte que conformément aux séquelles citées plus tôt, Mamzelle était plus « Black Saoul » que « Black Soul » hier soir, et où Rayures aura recraché son café dans sa moustache donc.

On se met en marche rassasiés, vers le vieux quartier de Buda, de l’autre coté du Danube, à la découverte principalement du bastion des pêcheurs et sa vue imprenable sur Pest. On croise alors négligemment la route de la basilique St Etienne et du pont des chaînes. Juste deux monuments du top 10 des todolists des guides quoi, comme ça pour le fun et au hasard. Et qu’on aura snobé à moitié.

Le rythme est quand même peinard, on se promène tranquille, on s’arrête trois fois pour grimper les marches qui nous emmènent en haut de la forteresse et on se prive pas d’une bière une fois là haut.

C’est avec la vue de Pest en terrasse qu’on s’amuse avec un vieux jeu twitter qui consiste à ajouter « du cul » à n’importe quel titre pour le rendre salace, exemple : Je suis une légende du cul. On a repris le chemin de la visite du bastion quand sont arrivés les titres de chansons françaises, avec le Comme un ouragan du cul qui a clos le débat. On peut donc admirer les monuments du plateau à la toiture trop cool en toute sérénité.

On redescend tranquillement la colline, on reprend une bière (on s’arrête jamais), on fait l’algue pour ne pas se perdre et on retraverse le fleuve en sifflant Le Beau Danube Bleu particulièrement de circonstances, même si le fleuve est plutôt vert-marron. Se dresse devant nous alors le parlement, accessoirement le plus beau bâtiment de la ville je dirais. Architecture impressionnante, avec un petit côté italien en plus gothique. On s’est cru deux secondes en face du Duomo de Florence, mais mixé avec la Sagrada Familia.

Parlement

Même si on avait sélectionné Budapest principalement pour la chouille, je dois avouer qu’entre le quartier juif, le bastion sur la colline et ce parlement, Budapest mérite bien son titre de perle du Danube. Elle deviendrait presqu’envisageable en destination romantique.

Mais repassons en mode YOLO. Il nous reste une étape dans notre tournée des incontournables hongrois avant de reprendre les tournées de bières. On a clairement plus passé notre temps à boire qu’à visiter la capitale, donc on se dit qu’il faut un peu rattraper le retard. Soit. Mais il est temps que ce marathon culturel arrive à sa fin et on finit en douceur avec une couche de gras : opération lángos.

Retro langos bufé

langos

LA spécialité culinaire budapestoise. Une espèce de pâte à beignet frite, recouverte de crème fraîche, de fromage et d’oignons dans sa version originale. Une flammekueche sur un méga churro. La grastronomie est totale, l’encas fait le job.

On continue le début de soirée avec de la bonne bière locale et à imaginer un cimetière du Père Lachaise chti, Ch’Père Cayel. Mais on y reviendra peut être plus tard. L’essentiel est dans le fait que le temps passe, qu’on se fait la fermeture du bar et qu’on reprend un verre au Hopaholic (encore du lourd à en casser Untappd) avant de migrer vers l’Instant, le ruin bar où tout a commencé, théâtre de scènes alcoolisées.

On est repassé par la zone rock du ruin bar, à s’ambiancer sur les Fratellis, Kaizer Chief, Blink 182 et même un New Found Glory, tenter de relancer la mode de la cooking dance (l’omelette était délicieuse), et checker l’heure toutes les 3mn pour être sûrs de pas rater le taxi et notre demi heure d’eurodance. Car oui, tout a une fin, même si c’est par une course poursuite dans l’aéroport pour courir aux toilettes vider les litres de bières ingurgités pendant cette longue nuit de fun.

Köszönöm Budapest.