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Sont bons les castors.

On est allé se promener un peu du côté de Londres, un des Eldorado de la craft actuel, en direction d’une bonne branlée en prévision. La bière, ça devient vraiment comme la musique, on fait les festivals partout en Europe, à la recherche du meilleur line up. Cette fois ci, on déboule chez Beavertown, pour son Extravaganza, première édition. Et on s’est pris la branlée qui était convenue.

3 pm, ancienne imprimerie au coeur de Londres, ouverture de l’orgie avec sa liste de brasseries de zinzin. Il y a déjà la queue chez les légendes comme Other Half ou Trillium, du coup on se laisse promener au fil des files moins fournies. Le hasard étant bien fait, on commence là où on s’était arrêté à Copenhague avec une Raspberry Blush du fameux Mikkeller.

beaverex17

Et puis on s’est promené de stand en stand, distribuant que des bonnes notes aux folies qui nous passaient sous le palais, contemplant la déco à base d’un putain de bus londonien au milieu du hangar, à discuter avec des collaborateurs, des brasseurs ou juste des badauds avec des tshirts cools.

Pouces en l’air pour les sours fruitées de J. Wakefield, le barleywine de Hair Of The Dog et grosse tuerie chez Dugges avec son stout en collab avec Cloudwater, vieilli en fût de rhum : Yummy Rummy. Vraiment fucking Yummy.

Yumyum

beaverbus

Autres tueries notoires, une doublette d’IPA chez 3 Floyds, un stout façon churro chez Modern Times, et surtout la Two Tap Flat White des néo-zélandais Garage Project : deux bières dédiées à être blendées comme un cappucino. Un stout bien café au fond du verre, auquel on vient ajouter une cream ale onctueuse, tel un nuage de lait. Les mecs ont même poussé la mise en scène à servir la cream ale dans un pot de lait en inox. La branlée. C’est beau et bon.

TWO TAP FLAT WHITE

On a aussi essayé de vider les lignes des stands sold out, ceux là mêmes qui étaient plein à craquer deux heures plus tôt, et figurez vous qu’il y avait du rab ! De quoi prendre une rasade de collab Beavertown/Jester King ou un micro fond chez Trillium. Le tout de façon assez désinvolte, avec une street cred à toute épreuve qui a recréé des files de mecs qui pensaient qu’un nouveau fût venait d’être branché. La puissance.

Autres faits divers, on a croisé une fanfare bavaroise (mais raté les mariachis!), participé à une recette de cheddar fondu à la Gamma Ray, bu de la Veritas 019 chez Lost Abbey, vu des mecs aussi heureux que sur leur tshirt, mangé un burger au pulled pork et accessoirement fait un selfie avec Logan Plant. Le fondateur de Beavertown. Fils de Robert Plant. Chanteur de Led Zeppelin.

smile

pass

rainbow room

fanfare

sour

plantfie

Une journée bien remplie quoi, comme mon foie. Mais arrêter le fun si vite serait gâcher un weekend à Londres : figurez vous que le talentueux McBess tenait un secret show, le soir même de cette orgie houblonnée. On a pas hésité longtemps avant de rejoindre le groupe dans le nord de la capitale anglaise.

On débarque du coup dans une espèce d’ancien loft, où va jouer mcbaise entre deux bornes d’arcade branchées sur Street Fighter. Pour le principe de voir un show un minimum cool, avec un artiste encore plus cool, dans un endroit improbable après une journée de festoche de bière, je valide complètement, #hardknocklife. Un concert sensuel loin de mes standards de brute de Boston, qui aura le mérite d’avoir ajouté du fun et du glam au weekend.

mcbaise

La nuit n’aura pas fait de mal, surtout qu’on entame le lendemain direct avec un pèlerinage brassicole : le Bermondsey Mile. 7 brasseries, 2 taphouses, 2kms. Je pense que toutes les bières de la veille ont eu raison de mon oeil de photographe, les photos se sont faites rares.

Peut être aussi parce qu’on commence direct à 11am chez Fourpure par un tasting flight petit déjeuner, avec des IPAs salades de fruits, un oatmeal stout qui fait office de pudding et de café, et même un petit jus de céleri pour les vitamines.

FOURPURE

On enchaîne par la taproom Eebria avec une petite sour à l’ananas de Thornbridge, et un passage obligé chez Partizan. Toujours aussi fan de leur Saison au thym. Le marathon continue après donc 10 nouvelles bières (seriously…) avec un stop chez The Kernel histoire de choper 2/3 quilles qui claquent et surtout un ravitaillement dans une charcuterie italienne qui tombe à point nommé au milieu de ce bar crawl. Le combo aura fait naître le #charcutrawl.

On est un peu au bout de notre vie, mais on pousse jusque chez Brew By Numbers, histoire de pas manger nos saucissons au gin, les scotch eggs au boudin noir et cette profusion de jambon italien sans une bonne bière. Enfin, quatre, vous imaginez. Mais on était bien là, une juicy IPA à la main, du la cochonaille de feu tout en chillant en terrasse avec un rayon de soleil. Ça nous a un peu reboosté pour avancer juqu’au Bottle Shop et Anspach & Hobday, mais en toute honnêteté c’était vraiment par principe et dire d’aller au bout du mile, on était plus en mesure d’absorber ne serait ce qu’une gorgée de bière. On s’est contenté de contempler une fois de plus comment les mecs arrivent à faire tenir une brasserie dans un garage sous des rails de train.

Partizan

The Kernel

Charcutrawl

BBNO

A&H

Bref on était trop chillax, on a failli manquer notre train retour à cause d’une course d’Uber aléatoire, mais on est arrivés sains et saufs à la maison, la tête pleine de souvenirs, l’estomac plein de houblon et surtout les sacs pleins de bouteilles. C’est important de pas rentrer les mains vides.