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Je me suis fait vanner de ‘casu’. Et je l’ai mal pris. Attends, je suis gamer moi monsieur. 25 ans de métier. Des trophées platine à la pelle.

Je me suis défendu comme je pouvais. Mais j’étais clairement à court d’arguments. Je dois me rendre à l’évidence : c’est bien vrai. Je dois regarder la réalité en face.

Je suis largué quand on parle de jeux vidéos à un point où ça me saoule. No Man’s Sky ? Rien à foutre. Même le dernier Doom me file pas la trique.

J’ai sûrement pas fait de nuits blanches devant GTA depuis celle qui m’a coûté des heures de sommeil précieuses avant mon enterrement. La PS4 est débranchée depuis.

Mes dernières sessions sur Final Fantasy étaient sur PS2, le dernier PES que j’ai acheté, c’est le 2010-2011. À une époque où la franchise de Konami était encore leader dans le foot. La dernière chronique d’un vrai jeu (et pas d’une saloperie mobile ou d’un piège à base de cookies) date de 2013… Merde, il est loin le temps où on mangeait des dieux au petit dej.

Je me voilais la face. Mais c’est officiel maintenant. J’ai pris conscience de ma déchéance.

Je me suis fait grillé en jouant à Sim City. Pas la version cool que j’ai souillé des années (avec synchro hubiC et tout pour jouer à distance avec ma sœur). Non non, la version sale, la version mobile, la version FarmVille. Celle où tu dois ramasser des graines pour produire des pots de peinture et améliorer des buildings. Celle à laquelle tu peux jouer 3mn en coulant un bronze quoi.

Et j’en suis fier de ma ville en plus putain. Damn. C’est vrai, je suis devenu un casual gamer. J’ai quand même presque 125k+ habitants dans ma ville. Pas mal pour un casu non ?

dwightown

Tu parles, même là je me fais défoncer.

Mon moi ado qui rêvait d’être game désigner se retourne dans mes entrailles. C’est comme ça, c’est un temps révolu. Un temps que je mets à profit pour mener d’autres projets en fait. Comme un petit podcast avec entre autres @tombek qui se fout de ma poire sur mon casual gaming. Et boire des bières. Comme quoi, ça peut avoir du bon.