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Avec @cyshini, on avait promis un week-end de fifou à @mrrayures.

Comme on lui avait payé les billets pour remonter dans le NPDC, Monsieur était persuadé qu’on lui préparait du fun chez les chtis, mais on a poussé un peu les murs. Après une bonne bière au Bellerose (la bonne excuse professionnelle), on embarque le loustic pour passer 4 jours à Berlin. Boum, le secret est enfin lâché.

On en pouvait plus putain.

Evidemment, la Rayure a la mega banane et on sait tout de suite qu’on a réussi notre coup. Et puis faut dire qu’on a un gros programme de bouffe et de bières en prévision, à regrouper sous le hashtag #grastronomique.

Bon les deux petites bières nocturnes en arrivant, ça compte pas, c’est vraiment pour se mettre en jambes. Par contre, le brunch le lendemain au Restaurant Bastard (pardonnez moi l’expression), là c’est parti. Pancakes, œufs, bacon… En plus à deux pas du Airbnb, on commence fort.

RESTAURANT BASTARD

Maintenant les choses sérieuses commencent. On axe toute cette première journée autour de la découverte de la ville, entre tour TV, cathédrale, Reichstag, Siegessäule ou tout autre monument. Mais qu’on soit d’accord, l’important n’était pas là.

Il est dans les currywursts improvisées au pied de la porte de Brandebourg, les siestes digestives au Tiergarten, les burgers incroyablement fous de The Bird (dayum), ou la dégustation Founders à The Pier et ses rencontres fortuites avec des canadiens, des japonais ou des espagnols de Berlin aussi bourrés que nous.

"Wurst

The Bird

C’est avec une micro gueule de bois qu’on se reveille le lendemain. Le kebab de 3am de la veille nous a un peu rassasié/sauvé (et il était vachement bon), donc on se contente d’un café, d’une brioche à la con et d’un verre de citrate de bétaïne pour se remettre dans le bon sens et attaquer la East Side Gallery.

Alors évidemment, on tombe super mal, puisque la moitié du mur est en rénovation et l’autre arbore une expo à ciel ouvert sur la guerre en Syrie. C’est le fun en berne qu’on fait le tour du mur à la recherche d’un graffiti rescapé, mais c’est peine perdue. Conclusion, on trouve refuge dans la bouffe. Burger chez The Dudes.

The Dudes

On continue notre périple, repus, vers Tempelhof, aéroport désaffecté utilisé comme parc géant. Je pensais qu’on allait juste claquer une petite sieste au soleil, mais ça c’était avant qu’on tombe sur des locations de Segways et de rosalies. Quand on a vu les tricycles lowrider, j’ai su que ma sieste tombait à l’eau.

On est parti en parade en trikes, formation triangle, cruising all over l’aéroport, plus badass que dans Son Of Anarchy. Mais en chantant en boucle Chamillionaire en remplaçant « rollin » par « Berlin ».

#theyseemeberlin

BAD. ASS.

Du coup on se prend pour les Hell’s Angels et on continue à se la jouer californienne en se rendant à la nouvelle brasserie berlinoise de Stone Brewing, originaire de San Diego.

Et on se met bien, en annonçant direct au serveur qu’on est pas venus beurrer les tartines. On va boire. Beaucoup. On va goûter toute la carte. Littéralement toute la carte.

On devient même un peu fou quand le big boss du bière jeu s’installe avec nous pour nous aiguiller dans notre dégustation. Et nous commande une soupe de fromage à la Stone Ruination. #win.

On suit ensuite les conseils du chef et des locaux pour nous diriger vers la suite des festivités : un diner de viande grillée et le meilleur craft beer bar de la ville, le Hopfenreich.

Stone Berlin

Stone degust

Beer tasting with the Boss

The Pit

Hopfenreich

Dont give a fuck

On a sûrement cramé quelques fusibles ce soir là (enfin avec le combo de la vieille). Ou les liens sont soit noyés dans la bonne bière (on a passé la barre des 20?30? bières testées pendant la journée…), soit enrobés de gras de barbaque et de fromage. Mais dans tous les cas, les connexions ne se font plus. Des fous rires improbables et interminables, de gros (énormes) problèmes d’élocution chez certains ou des chantonnements (trop) réguliers de la chanson de Passe Partout, bref on s’est marré.

Je pense qu’on a définitivement abandonné toute tentative de voir Berlin sous un autre angle que celui du fun. Et ce ne sont pas nos gueules du lendemain qui diront le contraire.

On tente de se remettre d’aplomb avec le meilleur kebab de Berlin (et oui, c’est putain de bon) mais on est tellement au bout de nos vies respectives qu’on rentre à l’appart pour, ce coup ci, vraiment faire une sieste. Partir entre bonhommes à l’étranger pour boire comme des sacs et manger comme des gros lards, ça me rappelle la glorieuse époque des tournées. Et dormir (mal) sur une moitié de canapé pas convertible fait définitivement partie intégrante du souvenir.

En parlant de tournée, vous ne devinerez jamais ce que le hasard nous a réservé : après un énième bar (John Muir en l’occurence) en compagnie de notre nouveau pote dominicain (long story) et un crochet par le Burgermeister, on prend tranquillement la route pour se rapprocher de la ligne directe qui va à l’aéroport. On est des cowboys, on a pas pris de nuit le dernier soir puisqu’on part très tôt le lendemain. Donc, direction Ostkreuz et le biergarten le plus proche, le Zukunf.

Et là, croyez le ou non, on débarque strictement au seul endroit ou j’ai joué avec General Lee à Berlin. Le biergarten est en fait le rez de chaussée du Tiefgrund, la salle de concert en sous sol. Fou. J’ai vraiment tilté quand je suis allé pisser, mon cerveau n’a fait qu’un tour et je me suis souvenu avoir filmé mon bassiste en train de faire pleurer le colosse dans ces toilettes (précisément ici à 0.46).

Enfin voilà pour l’anecdote et pour le weekend. On rentre encore arrachés et avec quelques kilos supplémentaires, mais heureux et avec une Rayure au top du fun. Et comme dit @cyshini, on se prend un peu de temps pour faire chuter le cholestérol et on remet ça dans 10 ans !