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Tiens tiens tiens, qui voilà ?

Ne serait ce pas l’ombre de PoisseMan qui apparaît au dessus de notre voyage ? Tu sais, le mec capable de faire pleuvoir au Queensland, te faire corrompre par la police mexicaine, ou plus récemment te faire perdre ton portefeuille à Barcelone ? He’s back (un peu).

On avait plutôt bien échappé aux pluies tropicales et on était pas encore trop pris dans les (gros) problèmes de grèves chez Air Tahiti, juste un vol un poil décalé et un autre un peu plus long que prévu. Mais on était toujours arrivés entiers. Et on est encore arrivés entiers à Rangiroa d’ailleurs, en retard, mais on y est.

L’atoll de Rangiroa, son lagon, ses 2600 habitants, ses 12 kilomètres de route goudronnée. Et n’oublie pas ses poissons par milliers. Car « Rangi », comme l’appelle les locaux, c’est avant tout le paradis de la plongée.

Comme on arrive en fin de journée au lieu du début d’aprèm, déjà c’est cuit pour aujourd’hui, mais on fonce pour booker un baptême dès le lendemain, histoire ensuite d’avoir du temps pour explorer l’île/atoll/motu/bref t’as compris. Rendez vous pris pour le lendemain, 9.30, banco.

Bon à 9.00, on nous dit que ça sera plutôt 14.30. A priori les grèves chamboulent tout le monde ici, des hôtels jusqu’aux clubs de plongée. En même temps, à part des hôtels et des clubs de plongée, c’est le désert ici. On se pose à la piscine en attendant, en position, prêts à décoller dès que l’heure arrive. Ça va, il y a pire comme cadre.

Rangi

Hang loose

Sauf que forcément, vers 13h, on apprend que ça sera pas possible non plus pour plonger cet aprèm. Dans le cul Lulu comme on dit. C’est pas grave, on lâche l’affaire sur les excursions, on reste tenace et on book pour 9.30 le matin suivant, avec une confirmation et tutti frutti. On essaye du coup de mettre à profit notre journée perdue en allant se promener au village. Mais la route est déserte et le village bien loin, c’est peine perdue, on fait même du stop pour rentrer avant même d’être arrivés au village, histoire d’être bien sûr d’avoir perdu une journée.

Le lendemain, 9.30, frais comme des gardons, prêts devant l’hôtel pour le pickup. Tu la sens la quenelle venir ? 9.35, 9.40, 9.45… Bon bah personne n’arrive quoi. On pensait vraiment que Poseidon avait quelque chose contre nous, mais au final, en fouillant tous les prospectus, on trouve un plus petit centre, plus familial et vraiment (genre vraiment) plus sympa, qui est disponible dans la foulée ET fiable. Assez perdu de temps, on débarque.

On discute beaucoup avec l’équipe avant de partir en mer, on rencontre même les voisins dont Benoit, autochtone, et sa bonne humeur contagieuse, qui est tout heureux de retrouver sa femme au Canada (je vous passe les détails).

Et on a réussi à faire notre baptême. 6m de profondeur en moyenne selon notre monitrice, avec des poissons clairement partout, du banc de perches à peine sous l’eau, au poisson rocher en passant par des requins, une multitude de petits très colorés et une mega murène. Attends, je te mets des photos.

Ah bah non, on est parti comme des zoulous à l’arrache (tout juste ma CB) comme c’est PoisseMan qui a booké la plongée. Il a tellement géré ca comme un chef qu’on s’est rendu compte que la porte arrière du caisson étanche de la gopro était fissurée aussi et par extension inutilisable sous l’eau. Du coup, pas de preuve de notre voyage 20000 lieues sous les mers.

Mais sinon c’était cool hein. En vrai. Les images dans le crâne de notre aventure sous marine valent le coup de toutes ces péripéties.