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J’allais commencer ce post par un « WTF TAHITI ».

Parce que c’était pas gagné, l’arrivée à Papeete sous l’orage, le départ pour Moorea sous la pluie, le ciel noir et le crachin digne du NPDC, c’était chaud. Rien à voir avec les pubs Tahiti Douche quoi. Mais avec un peu de recul (et deux jours de fun de plus), ça va mieux, la Polynésie nous offre ce pour quoi on était venu (et je parle pas que de piña coladas). Avec un peu de mal, mais quand même.

Le premier jour, en plein jet lag – putain les 22h de vol plus les trajets et les 12h de décalage, ça pique le culcul-, on nous a survendu un petit snack caché dans la jungle qui sert – selon les locaux – les meilleurs poissons de l’île. Ça tombe bien, ça a pas l’air trop loin. En vrai, on a bien marché une heure sous 30 degrés et on l’a bien méritée cette foutue poiscaille. Après effectivement, que ça soit le mahi mahi pané au lait de coco ou le thon grillé en face du lagon, rien à dire, on s’est régalé.

Grilled Tuna

Mahi Mahi

C’est à peu près tout ce qu’il s’est passé ce jour là, on est rentré juste avant la pluie, et une bonne sieste plus tard il faisait déjà nuit. Foutu jetlag (no offense Simple Plan). Du coup on a pris des forces pour attaquer la montagne le lendemain.

Armés de VTT, on part longer l’île, du petit village de Hauru tout à l’ouest jusqu’au belvédère, spot de vue imprenable sur les deux baies de Moorea. Je te cache pas que les derniers kilomètres ont été difficiles, mais on l’a fait et malgré le temps encore gris, ça envoie quand même pas mal.

ET PUIS ÇA S’EST LEVÉ. Comme par enchantement, des morceaux de ciel bleu sont apparus et les vacances ont vraiment commencé. On descend la montagne à toute vitesse, puis on longe la baie d’Opunohu, s’arrêtant pour manger des glaces ou piquer une tête dans le Pacifique, en tout simplicité.

Belvedere, Moorea

Bikes

Rotui

Opunohu

Le retour, juste avant une nouvelle pluie, finit de nous achever et après une douche et un sashimi, on s’écroule sans faire de vieux os. Il doit être à peu près 7.30 pm, terminé bonsoir.

Le lendemain, c’est réveillés tôt par des poulets (dont le cocorico ressemble plus à des « dey tuk er job« ) que la journée commence. Mais devine quoi ? IL FAIT BEAU. Pour du vrai. Je peux te dire qu’on a dégainé les appareils photos et les circuits de rêve. Boom, croisière dans le lagon et chillance avec les requins.

Fifty Shades of Turquoise

Intercontinental Moorea

Paddle

On arrive enfin aux fifty shades of turquoise, l’eau transparente et les petits poissons qui viennent te chatouiller les pieds. Ou littéralement te claquer des balayettes : si les raies semi apprivoisées se laissent caresser (on parle bien de poissons), elles viennent aussi te surprendre par l’arrière (on parle toujours de poissons) pour réclamer un morceau de sardine. Pendant ce temps, les requins à pointe noire zonent autour du spectacle mais font pas trop les malins.

SHARKS!

Ray

Raymond

On profite du bateau pour aller dans les baies, mais elles sont complètement embrumées et on arrive presque à se faire courser par l’orage qui approche. On se prendra bien évidemment la sauce une fois à terre, pour finir la journée détrempés dans une paillote marseillaise autour d’un burger au poulet pesto. Repus, on ira se coucher tranquillement, bercés par une reprise de la danse d’Helene au ukulélé (la playlist de la honte n’a visiblement pas de frontières).

Untitled

Cook

Talion

Voila quoi, no big deal en somme, des cocotiers, des poissons multicolores et du repos, on a fait tout ce qu’il fallait à Moorea.