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Étape incontournable du séjour, avant même de visiter Tokyo, on prend la direction de la charmante bourgade de Mitaka, à l’ouest de la capitale. On a bien bataillé pour avoir des billets, pas question qu’on rate l’occasion ! Quitte à braver les heures de train de banlieue, à changer 20x de ligne, les annonces chelous qui annoncent la station genre « MIIITAKAAAAAA » et à remonter le canal menant au musée sous le froid hivernal japonais.

Kanda Station

Mitaka

Ghibli 700

Ghibli Museum

Clairement, on était des gosses devant l’oeuvre physique du studio. Et presque les premiers dans la file d’attente, dépassant d’un mètre et quelques toutes les autres personnes dans la queue, composée à 80% d’enfants, des vrais.

Du coup on peut leur mettre des kicks et faire parler notre puissance pour s’imposer, récupérer les billets et arriver les premiers à la diffusion d’un des shorts de Ghibli, en l’occurence Hoshi wo katta hi, ou en VF Le jour où j’ai cultivé une étoile.

Tellement bon.

On a rien compris hein, c’était tout en japonais sans le moindre sous titre, mais tellement bon. Et beau. Les images suffisaient d’elles même finalement, et la grenouille au chapeau de paille est trop cool.

On se promène ensuite dans le musée, particulièrement conçu pour des enfants quand même, entre des escaliers miniatures, des passages secrets dans lesquels on était pas en mesure de s’infiltrer et même un Chat-bus géant réservé aux moins de douze ans. Mais les salles d’expo sont d’une richesse incroyable sur le travail du studio. Des salles assez petites, mais vraiment fournies et fouillies qui poussent à chercher tous les petits détails qui se cachent ici.

Une pléthore de dessins, de morceaux de rush, de documents d’écriture, de story boards, d’écrans transparents… Et surtout un millier d’éléments d’où sont puisées les idées pour les oeuvres, de bouquins techniques sur les avions de Porco Rosso, des photos des forêts inspirant celle de Princesse Mononoké ou d’innombrables livres de recettes de grand mère qui ont dû garnir le repas des parents de Chihiro.

Par contre photos interdites dans toute l’enceinte du musée, va falloir y aller et regarder ça de vos propres yeux. Bon après on est des fous, on en a quelques unes quand même (punk till death), mais pas de ces salles là. Par contre, Le robot du Chateau dans le Ciel qui trône sur le rooftop, un des magnifiques vitraux qui ornent strictement toutes les fenêtres du musée ou un gros plan du Chat-bus moelleux et poilu…

Chateau dans le ciel

Chat-bus

Lord Totoro

Les rares photos potables qu’on a réussi à prendre avant de se faire rattraper par la police du musée. Ca a du mal à retranscrire un peu tout le musée, mais j’espère que ça suffira aux fans de Miyazaki pour prendre un billet d’avion, et à ceux qui y sont déjà allés d’avoir une petite note de nostalgie, c’est moi qui régale.

Bref, on a visité le musée Ghibli !