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Step 2 : Bienvenue sur l’île de la vanille !

On quitte une Moorea encore pluvieuse pour trouver le soleil quelques kilomètres plus loin dans les Iles sous le vent. Huahine est bien plus authentique et sauvage, bien loin des complexes touristiques. La preuve en est avec notre logement sur place : une pension locale tenue par une famille de l’île. Hyper accueillants, chaleureux, conviviaux, arrangeants, on a l’impression de faire partie de la famille, c’est assez incroyable. En plus, le blaster ne diffuse que des chansons au ukulele qui donnent l’impression d’être dans un karaoké du dernier Didier Super donc trop cool.

Fare Maeva

Du coup, plein d’allant et de bonne humeur, on entreprend le tour de l’île à vélo. Environ 70kms. Ça pique les cuisses, je te préviens, ne fais pas ça. Perso, j’étais pas au courant que j’avais pris une option fitness sur ce voyage de noces.

Le périple commence par les sites archéologiques de Maeva, témoins d’une époque où Crash Bandicoot et son tiki étaient les patrons. En fait, ça se limite à des pierres entreposées en rectangle formant des marae, l’endroit où se pratiquaient les rites religieux avant les colons. Absolument pas de tiki, pas de statuettes, rien. Heureusement le petit musée sur pilotis retrace un peu plus ce qu’étaient les marae, parce sinon c’est un vulgaire tas de cailloux quoi. Mais tas de cailloux au paradis.

Marae

Marae

Parcs à poissons

Pirogue

Ensuite arrive la côte de 2km à 15% : on descend instantanément des vélos. On jette un œil aux anguilles avant de s’y atteler et c’est haletant qu’on arrive au belvédère et sa vue sur la baie de Maroe.

Maroe, parlons en. Minuscule bourgade au nord de Huahine Iti, dont le pont est l’unique lien entre les deux parties de Huahine, le village possède un des rares point de ravitaillement de notre route dans lequel on s’empresse de se poser. Faut dire que la côte nous a bien tué, qu’il fait environ trois mille degrés et qu’on a pas pris une goutte d’eau dans le sac, classic shit.

Donc c’est direct une grande bouteille d’eau qu’on commande à Lolita, la maîtresse des lieux. Une petite mama polynésienne charmante avec laquelle on discutera longuement des origines de l’île, de sa légende et sa féminité, et de sa préservation face au tourisme. Je parle toujours de Huahine hein. Le tout autour d’un succulent poisson à la vanille, pêché le matin même dans la baie en face du restaurant.

Maroe Bay

Maroe Bay from the belvedere

Rauheama

Lolita

Maintenant, les choses sérieuses commencent, puisqu’il est déjà 1pm, et qu’on est même pas arrivé à la moitié du trajet. Du coup on accélère la cadence et je peste intérieurement à chaque fois qu’on s’arrête pour prendre une photo, de peur qu’on arrive jamais à destination avant la tombée de la nuit. Mais comme je frôle la mort à plusieurs reprises, on s’octroie une pause pour piquer une tête, une autre pour cramer nos pièces dans un Coca salvateur et quelques autres forcées pour cause de dérailleur foireux.

Bon le décor est plutôt pas mal, donc au final on oublie vite, en tout cas une fois que les courbatures sont passées. Et puis l’île est tellement déserte au final, que c’est plaisant de rouler à fond n’importe comment, avec le Pacifique et les oiseaux en bande sonore.

Route to Huahine Iti

Lost truck

Cascade

Motu Araara

West Coast Huahine

Iti

Diving path

On reviendra faire les finitions le lendemain, en scooter cette fois – rapport à mes cuisses et mollets décédés – pour voir ce qu’on a raté ou fait un peu trop vite la veille, se dire qu’on a bien été taré d’avoir fait tout ça à vélo quand c’est si simple motorisé. Et histoire d’être vraiment plus cool, on se prend un cocktail à la plage et un tartare de thon fameux au Relais Mahana qui nous avait été grandement recommandé. Apparemment ici, quand ça s’appelle « Mahana », c’est que ça déchire.

Mahana

Enfin, un grand Mauruuru pour tout Huahine, on a kiffé ta végétation luxuriante, tes sourires incessants et ton zen ambiant, c’était top. Mais il est temps pour nous d’aller panser nos membres meurtris et se vautrer dans le luxe de notre bungalow sur pilotis à Bora Bora. Des bisous !