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Envers et contre tous (surtout envers le jetlag et l’envie irrépressible de rester des enfants), on quitte le musée Ghibli pour rejoindre Tokyo. On opte pour un changement radical de thème en se dirigeant vers Akihabara, Electric Town.

Et c’est le choc. Si jusque là, on était certes un peu hésitant à cause de la langue et des moeurs, là on a plongé droit dans tout ce qu’on imagine de Tokyo. Je veux dire, on sort du métro et sans même un bonjour, BAM!

SEEEEGAAAAAA

Du coup je me claque un gros Babymetal pour écrire ce post, pour être raccord avec l’ambiance ici.

Imaginez, une avenue entière de façades kawai, de salles d’arcades, de petites filles qui chantent, de pédophiles camouflés sous des casquettes, de magasins de gaming, de repères d’otakus et de bouffe en tout genre. Et des pubs, partout, sur 8 étages. La surenchère d’informations pour une ambiance particulièrement électrisante.

Akihabara

Akihabara Gamers

La déglingue.

On se remet un peu de nos émotions dans un Yoshinoya avec un bol de porc grillé avant de replonger dans l’effervescence du quartier. Bordel, il y a même des camions publicitaires qui passent de la J-Pop à burne dans le boulevard.

On zone de boutique en boutique, entre retro gaming, mangas ou combo maléfique de figurines et gadgets tous plus improbables les uns que les autres chez Lammtarra. Le shop propose vraiment de tout, des baguettes sabre laser au CD live des AKB48, en passant aux pineapple pens jusqu’aux dvds érotiques. La limite est toujours fine (that’s what she said).

Retrogaming

Lammtarra

On essaye ensuite de se réfugier quelques instants dans un havre zen, à moitié camouflé dans les affiches géantes et les néons : un vrai bar à chats pointe le bout de son nez et on peut difficilement refuser.

(ミㅇᆽㅇミ)

L’endroit est super stylé, les félins poséys et on ressort requinqués de ce stop impromptu.

CatCafé

Fluff

Parce qu’on avait pas encore mis les pieds dans une salle d’arcade, et qu’il faut du courage tellement c’est ahurissant. Premier arrêt dans un pachinko et première tarte : des rangées entières de mecs lobotomisés devant des fausses machines à sous dans un brouhaha assourdissant ( = à te faire perdre trois ou quatre dixièmes à chaque oreille en l’espace de 10mn). La folie furieuse. Pire qu’un concert de Motorheaed à Las Vegas.

Pachinko

On sort de là vidés et sourds. Mais on enchaine, j’ai un rêve secret à base de danse et de borne d’arcade que je compte bien réaliser. On grimpe les étages, entre niveau dédié aux simulations de course, celui à Final Fantasy Online ou les jeux de shoot. Puis, tout en haut, les jeux musicaux. Un mec en transe et en sueur est en train de finir sa partie. Et surtout il laisse 100¥ dans la machine, prêts à être utilisés. Et là, j’entre en piste. Et je nique tout.

Voilà, la vraie raison pourquoi il fallait que j’aille à Akihabara. Maintenant, on peut finir la soirée à manger des sushis à Roppongi, ma journée est faite, le reste importe peu.