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BUUUUUUURRRPPPPPP.

Désolé, je rentre d’un festival de bières. Je pense que j’ai encore 3 grammes dans chaque bras.

On avait inscrit nos brasseries au concours et une de nos bières a gagné une médaille, en voilà une bonne excuse pour envoyer un émissaire récupérer les trophées. C’est comme ça que je me retrouve en Catalogne pour le Barcelona Beer Festival.

Première étape en arrivant, le Brewdog Bar : évidemment je crève de soif (il fait chaud ici et j’ai du courir pour pas etre trop en retard, parce que le métro est resté en rade), donc direct c’est Albino Squid Assassin, breuvage indisponible en France. Putain ça fait du bien. Le mec de CAP finit son speech, je peux prendre quelques photos et discuter dans un espagnol abominable avant d’entamer une tournée des bars crafts de Barcelone, ça serait trop facile de rejoindre tout de suite le festival.

Brewdog Bar Barcelona

Le Biercab est #2 sur la liste et mes amis, quelle folie. Sans conteste la référence craft de la ville, une deco au plafond improbable, avec une trentaine de becs si je ne m’abuse et que du bon qui en sort, de l’anglaise, de l’américaine, de l’européenne, tout. TOUT. Mon cerveau n’a fait qu’un tour en voyant « Omnipollo Agamemnon Bourbon BA », il est pas encore 3pm mais au diable la raison, tout pour le fun. Je profite de la difficulté à boire le stout et ses 13% pour halluciner devant la carte et ses infos, le système qui relie directement les vannes au tableau et annonce les prochains futs en perce, et même les photos en live d’Instagram. Dingue. Le paradis du beer geek.

BierCab

Étape 3 : passage au Mikkeler Bar, son style scandinave épuré et un beer wall de feu pour contraster. Tout simplement beau. L’occasion parfaite pour tester la 1000 IBU qui comme prévu, « déchausse les dents » comme dirait mon compère. Un peu trop bourrin pour être au top.

Mikkeller Beer Wall

C’est le palais encore anesthésié qu’on va aller jeter un œil au festoche, c’est quand même pour ça qu’on est la. On snobe avec jouissance la file d’attente parce que nous, on est des pros (#zbrah), un grand verre d’eau et on attaque direct l’avalanche de houblons, de barley wines, et de malts torréfiés. Un énorme tableau relaye le contenu en temps réel de chacune des 65 pressions disponibles en parallèle, dans l’énorme hall du Musee Maritìm.

Barcelona Beer Fest

Et l’orgie peut vraiment commencer : Dochter Van De Korenaar, Modern Times, Warpigs, Zero Gravity, Green Flash, De Molen pour ne citer que les meilleurs… PWAAAAHHH. Pour un jeton (parfois même pas du tout), on peut goûter une bonne putain de bière, assez pour se faire une idée et pas trop pour pas ramper après 3 dégustations. Està la branlada (je vous ai déjà parlé de mon espagnol approximatif non ?).

Je m’attendais à ce que ça soit un peu plus l’anarchie et la beuverie générale que ça, mais je dois reconnaître que c’est relativement assez sobre que tout le monde trinque dans la bonne humeur.

Bref, après une bonne quinzaine de références enquillées, un lambic cassis et une conférence mégalo de Mr Mikkeler, je me décide pour aller manger un morceau dans un brewpub (vous l’avez un peu la thématique là ou pas du tout ?) : le tout nouveau fleuron de la brasserie espagnole Naparbier, le NaparBCN. Des murs entier de frigos, du carrelage rétro, et des bécanes accrochées au mur, de la bouffe chanmé et un pairing au top (cannelloni au canard et une Naparbier Back to Black, deux pouces en l’air), c’est vraiment The place to be. C’est d’ailleurs sur cette bonne note que je file à l’hôtel commencer à décuver tout ce que j’ai pu me mettre dans le gosier toute la journée. Promenade digestive sur la Rambla, et au lit !