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Réveil difficile, entre les bières de la veille et les voisins qui ont guinché littéralement toute la nuit…

Mais il fait beau et chaud, j’en profite pour aller au marché de la Boqueria pour un petit dej fifou, marché qui est évidemment fermé le dimanche. Mr Poisse. Pas grave, la petite Plaça Reial trop mignonne sera parfaite : soleil espagnol, terrasse à 10am, café con leche et œufs brouillés un 6 mars, que demander de plus ? J’aurai pu éviter de me faire chier dessus par un pigeon, ça, ça aurait été cool, mais ça n’a pas entaché ma joie de vivre.

Placa Reial

Parce qu’il y a encore de sacrées bonnes bières à goûter et j’ai hâte de me remettre au boulot. Oui, au boulot. Et la journée commence fort, avec une double branlée dont j’ai encore du mal à me remettre : une Crime Passionnel de Dochter Van De Korenaar enchaînée d’une Double Sunshine de Lawson’s Finest Liquids. La surpuissance du goût et la douche de houblons tropicaux m’obligent à y retourner pour un jeton.

Fucking Cheers

J’étais à deux doigts de jeter l’éponge et de rentrer en France sur ce combo fou, mais j’ai une mission à remplir et un rendez vous pour une dégustation de Fabrica Maravillas, qui tournera court puisque mon contact ne sera finalement pas là. Du coup direction Barceloneta pour une grosse frite au Blacklab, un des bars craft que je n’avais pas encore testé.

Black Lab Board

Black Lab Fries

Je suis toujours un peu vaseux et barbouillé pour tenter le burger, mais ma conscience professionnelle me pousse à accompagner le repas avec une demi pinte de Ay Carmela de La Pirata. Et puis tant que je suis dans le coin, je pars digérer tranquillou à la plage, parce que le soleil est rare dans le NPDC, donc autant tirer le maximum du voyage.

Je retourne ensuite au salon pour enfin réaliser ma tâche et repartir avec la médaille promise. Et aussi pour goûter à d’autres petites bombes chez Prairie Artisan Ales, Warpigs ou Tempest (entre autres), faudrait pas rentrer assoiffé, ça serait con. Surtout que l’heure du retour approche. Du coup taxi pour l’aéroport, et nouvelle expérience improbable.

Une fois arrivé à bon port, je paye le taxi, dis au revoir au chauffeur et ferme la porte. Normal.

Le taxi s’en va, et le temps que je remette mon sac à dos en place, je me rends compte que je n’ai plus de portefeuille. Que j’ai du mal le ranger, qu’il est sûrement retombé aussi sec sur la banquette quand j’ai voulu le remettre dans ma poche, puisqu’il n’est pas par terre. Ni une ni deux, je remonte en courant l’avenue à la poursuite du taxi que j’ai encore en vue, quand un deuxième s’arrête à ma hauteur en me demandant « WTF? ». Je monte dedans en hurlant « suivez ce taxi » pour le coup dans un espagnol académique (comme quoi…) et ainsi commence une course poursuite, digne d’un James Bond. Sauf que ça se transformera vite en série B, quand le taco qui m’a embarqué n’aura pas fait 500m avant que le moteur ne tombe en rade et qu’on perde le « fuyard » de vue… Ce brave chauffeur me ramène tant bien que mal à l’aéroport, en essayant de contacter toutes les centrales du monde pour m’aider à retrouver mon portefeuille, et je ne l’en remercierai jamais assez mêmes si les résultats sont vains.

Resultat, plus de carte bleue, plus de permis, plus de cash, plus rien. Au moins, ça dessaoule. Dans mon malheur, j’avais quand même mon passeport et mon billet d’avion à part, donc j’ai quand même pu rentrer en France, alors que je me voyais déjà traverser les Pyrénées à pied en clandestin, en pleine crise des migrants, pas le meilleur moment.

Mais Inshallah, j’ai pu reprendre l’avion, et j’ai la médaille. Ma mission est accomplie.