• Share on Google+

Il y a des villes comme ça où le poids de l’histoire est palpable à chaque instant. Rome est un bel exemple. Berlin en est un plus moderne.

La ville est sacrément marquée, déjà physiquement par la séparation est/ouest de la guerre froide. A plusieurs endroits, quand le mur n’est plus debout, il reste matérialisé par une ligne pavée, comme une cicatrice dont il faut garder souvenir pour ne pas recommencer. Un peu plus loin, le Musee de l’Holocauste, avec plus d’un millier de blocs de pierre sans aucune inscription, nous transporte vers une époque encore plus trouble. Les stèles anonymes de plus en plus grandes ne font que renforcer la perdition et l’oppression du labyrinthe qui mène au musée en sous sol. Même si certains en font leur terrain de parkour, l’immensité du lieu et le nombre fou de blocs identiques rendent le monument particulièrement impressionnant, comme une tombe à ciel ouvert.

Crossing the line

Berliner Mauer

Anonymous steles

Steles field

Sur un ton plus léger, notre parcours continue vers Potsdamer Platz, où à lieu le lancement du marché de Noël. Une espèce d’auberge typiquement allemande est montée sur la place et offre des wursts et des pretzels. Et des immenses chopes de bière. Tu te doutes bien qu’on a pas résisté longtemps aux charmes de la gastronomie teutonne.

Gastronomie allemande

La taverne

Une fois bien calés, on reprend notre tournée de Berlin historique, en longeant des vestiges du mur cette fois ci encore debout, jusqu’à arriver au Topographie Des Terror. Contrairement aux autres lieux qu’on a pu visité, ce musée met l’accent sur les criminels de la seconde guerre, qui sont ils, ont ils été retrouvés et jugés ou morts, etc. Une vision un peu plus terre à terre et nominative de la justice qui s’est effectuée (ou pas dans certain cas), par rapport aux grands discours qui condamnent vaguement l’ensemble de l’œuvre (à juste titre aussi, ne nous méprenons pas).

Un peu plus loin, au bout du mur, le célèbre Checkpoint Charlie nous montre une nouvelle fois à quel point la ville a été divisée. Même si de faux soldats sont là pour mettre l’ambiance, le bloc reste assez austère.

You are leaving the american sector

Checkpoint Charlie

Topographie des Terror

Checkpoint Charlie 1990

Notre marathon de l’histoire se poursuit avec le Musée Juif, son architecture brisée, ses œuvres déchirantes et son parcours atypique. Mon petit cœur de polonais a quand même pris un coup dans ce musée, tellement il est composé pour mettre mal à l’aise. Si retranscrire l’horreur du génocide est sûrement impossible, le malaise lui est bien présent.

On profitera de notre route retour pour faire un stop au Reichstag, grimper la coupole et voir la ville d’un peu plus haut, pour le fun. Parce que c’était important pour nous de voir Berlin de cette façon, mais maintenant que tout ça c’est fait, stop la déprime.

On top of the Reichstag

Coupole du Reichstag