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La route entre Jodhpur et Jaipur est un poil longue, surtout quand elle est accompagné de bouchons.

Mais notre chauffeur est un pilote et ni une ni deux, on se retrouve derrière la voie d’arrêt d’urgence, dans un chemin de terre à fond les ballons pour doubler tout le monde, #laSécuritéAvantTout. Concrètement je ne sais pas comment on a survécu à la route, entre cet épisode, les dépassements à contre sens et surtout la clim qui m’a filé une crève de salopard. J’ai cru un instant être en Russie.

Rien du tout, on est arrivé à Jaipur. Et le guide nous vend du rêve dès le premier arrêt : montée du fort Amber à dos d’éléphants.  En plus d’être déjà mortel, les petits pères sont encore parés de leurs « tenues de Holi » et sont vraiment trop beaux.

Holi Elephant

Une fois en haut, on profite de la vue et du palais des miroirs, des innombrables chambres qui servaient à accueillir autant de femmes du roi, des mosaïques folles… J’avoue qu’on commencerait presque à se lasser des forts et des palais tellement ils sont tous dans la démesure et le gigantisme. OK c’est la branlée, mais sérieux, est ce qu’on était vraiment obligé d’avoir des vingtaines de chambres, des piscines partout et des salons à ne plus savoir quoi en foutre ? Et l’humilité pour nous, pauvres chtis dans tout ça ?

Amber

Après le tour du palais, on redescend cette fois à pied, et là double difficulté :

  • slalomer entre les vendeurs de colliers et bracelets, de guides ringards traduits en 15 langues, de boules à neige, pour ne pas finir noyés et écrasés.
  • garder un oeil sur les éléphants qui par moment empruntent la même route. Eux, ils ne s’arrêtent pas et franchement, je ne recommande pas de se prendre un coup de trompe (en tout bien tout honneur) ou pire, finir sous une patte. La mort vous guette.

Une fois en bas (et entiers), on part pour un petit tour par l’observatoire puis du coté du palais des vents et sa façade sculptée pour laisser passer l’air (qui peut vite devenir irrespirable sous le soleil du désert et/ou à cause des poix chiche et du curry) pur un stop court mais intense. Ma crève m’empêchera ensuite de rentrer à pied jusqu’à l’’hôtel par la ville, ce qui est complètement chiant parce que j’aurai aimé profité un peu plus de l’ambiance de la ville, mais ça m’aura évité une mort empalé par une des vaches, omniprésentes.

Palais des vents

On arrive enfin à notre hôtel et notre chambre dans laquelle je m’écroule après avoir pissé quelques litres qui sentent le curry. C’est assez horrible, mais il faut se dire que jusque là au moins, on a échappé à la tourista, inchallah. Bref, comme tous les jours depuis le début, tout était mortel, très ou trop, au choix.

Mourir en Inde