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Ah, les fameux petits cafés de Wazemmes… Et maintenant ses burgers !

Le Pol’Art Café a ce côté bar/atelier d’artiste qui sent la peinture fraîche et la créativité. Avec un mobilier old school entre chaises et tables en formi, formi, formica-ble, les tableaux sur les murs et les divers objet de récup (comme la télé qui diffuse de la neige en continu), on est bien dans l’ambiance atelier à la française. Un poil moins dans le coté « Polaroid », mais qui est quand même rappelé par un vieil appareil de la marque. Mais passons, nos estomacs ne se remplissent pas de vieille déco.

Pol'Art - L'intérieur 3

Une fois posés, on nous donne le menu sur ardoise et ça, c’est un point intéressant : ça veut bien dire que le Pol’Art renouvelle sa carte ardoise assez (très ?) souvent. Par exemple, à l’heure où j’écris ces lignes, notre selection de burgers est déjà obsolète (et promis, cette fois on a pas mis six mois avant de publier). Mais pas d’inquiétude, pour ce qu’on a vu de la carte du moment, ça vaut le coup aussi.

Deux burgers nous ont vraiment branché parmi les quatre proposés, et comme on peut s’y attendre ce sont ceux au plus fort taux de viande et de fromage qui remportent la mise (peut être les séquelles de notre dernier test) : le burger Jaune pour son combo maroilles/bacon et le Noir pour sa tome de Savoie, ses oignons grillés et son jambon cru.

Pol'Art - Burger Jaune 2

Une fois l’assiette servie, c’est plutôt sympatoche : le ramequin de frites/wedges est maison et coolos et le set de sauces commun va du ketchup traditionnel jusqu’à la sauce curry en passant par la poivre, super pour varier les plaisirs.

Le burger lui paraît bien conséquent, mais niveau prise en main rien à dire. On s’est foutu du balsamique de décoration plein les doigts, mais sinon ça dégouline pas trop et c’est clairement la meilleure façon de déguster ce burger, à cause de l’omniprésence du pain. Ce bun tiens, parlons en : il est bon, pas de doute, mais le coté « faluche » prend vraiment le dessus, ce qui rend le tout un peu trop massif et sec. Alors que les chips de panais et la garniture sont là pour apporter un peu de fraicheur et limiter les Degas, le pain aspire tout sur son passage, ça serait dommage d’être calé en ayant mangé tout le pain avant d’atteindre l’essentiel. Surement le point noir du burger (valide aussi pour le burger Jaune hein).

Parce que sinon, les autres ingrédients sont bien, à l’image d’un steak cuit au poil. Les petits oignons sont bien dorés, le bacon bien grillé et le fromage assure. La tranche de maroilles envoie tout ce qu’elle a, quand la tome fond sous la langue et gratine parfaitement le bun du dessus. Accompagné d’une petite bière ou des quelques vins proposés, on y trouve tous notre compte.

Pol'Art - Burger Noir 2

Par contre, on ne sait pas si c’est nous ou si on est arrivé un peu tard, mais à priori pas de café ni dessert. On a pas osé réclamer (parce que oui, il se faisait tard) mais comme on nous l’a pas proposé non plus, on n’aura pas pu testé. Dans tous les cas, ça n’enlève rien aux burgers et ça nous aura pas empêcher de laisser la Monet dans le bocal à tips à la baseline fabuleuse.

De bons burgers, sans en être à s’en couper une oreille, mais ça fait largement le job.