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Nouvelle journée, nouvelle ville, on déroule et surtout on enlève ses chaussures pour entrer dans les temples. Même quand le temple en question est celui de Karni Mata, qui sert d’hébergement pour un petit millier de rats sacrés. En soit, le temple n’a rien de fou, si ce n’est l’abondance de rongeurs qui transforme le groupe en frisson géant.

A titre personnel, je le vis bien, surement grâce à mon passé de TMNT où les rats sont des maîtres spirituels qui s’indignent devant le ninja rap et non pas des démons terrifiants. Et puis honnêtement, ils sont tous là pour la bouffe, j’ai juste l’impression de voir un tas d’Emile de Ratatouille qui cherchent plus à se goinfrer de banane et de lait qu’à nous exterminer façon Minus et Cortex. Regardez moi ce petit père et sa noix de coco :

Karni Mata

Maintenant que je suis à court de blagues sur les rats (tant pis pour les Biker Mice), on peut passer à Jodhpur et au fort Mehrangarh. Encore une fois on retombe dans la démesure des maharadjas, avec un fort / palais, culminant sur une petite colline de 80m de haut qui surplombait à l’époque des kilomètres de désert. Les mecs ont vraiment dû en chier pour amener toutes les briques là-haut, sachant que la rampe d’accès a été volontairement construite ultra raide pour obliger la montée en éléphant. Tout est une nouvelle fois immense et sculpté, à flanc de colline, c’est assez fou. Et la vue de la haut est vraiment pas dégueu. Je vous le répète, les rois se mettaient bien ici.

Mehrangarh

Jodhpur from Mehrangarh

En plus de la vue qui t’en met plein la vue, il y a tout un tas de petits bonus dans ce fort, avec deux indiens qui font des démos de turban, un autre en train de se fumer une petite chicha en toute pépouzie, alors que certaines salles sont réhabilitées en musée pour montrer des tapis d’époques et mêmes des palanquins.

Pépouze

On quitte ensuite le fort au sunset, descendant jusque dans la ville à travers toutes les petites ruelles colorées, jusqu’à un stop arrivé ultra vite, beaucoup trop vite. Un arrêt insupportable dans un attrape touriste pour épices, à base de mecs qui nous font sentir 200 currys différents : le curry pour les légumes, curry pour le BBQ, curry pour le poulet (qui avec l’accent devient vite « culy poulet poulet »), j’en passe et des meilleurs. Insupportable parce qu’on se sera aussi farci mille thés différents, que mes narines sont brûlées au troisième degré, et que pendant ce temps on chill pas dans cette foutue ville toute bleue. Autant je comprends que les épices et le thé fassent partie du folklore indien, mais on s’est pas tapé 6000 kms pour sentir 30 curry différents en 4mn chrono quoi. On veut voir ce qu’on ne pourra pas faire ailleurs.

Heureusement, on snobe la sortie du lendemain pour se faire un petit tour en solo dans les rues de Jodhpur. D’en bas, on ne comprend pas bien le surnom de ville bleue, mais dès qu’on retourne sur les hauteurs au niveau du fort pour un petit lever de soleil énergisant, c’est quand même flagrant.

Sunrise in Jodhpur

On prend surtout tout notre temps ce coup ci pour redescendre dans un calme qu’on ne pensait pas possible depuis notre arrivée en terres indiennes. Rien de mieux qu’une petite promenade comme ça de bon matin pour redonner la pêche et pour découvrir une autre facette de la ville. Profiter une dernière fois de la ville bleue, avant de partir pour la ville rose.

Inside Jodhpur