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Aujourd’hui, la légende veut que je devienne un homme.

Ma future femme avait bien discrètement filé les clés de la maison aux témoins et toute l’équipe qui me sert de potes a joué les ninjas pour entrer en douce pendant mon sommeil. C’est réveillé par une sérénade mexicaine chantée à la guitare sèche que mon enterrement commence. D’entrée de jeu, shooter de tequila, tenue mexicaine et bandeau sur les yeux en direction de la première étape, un gros laser game.

Pistolero

Grimé d’un poncho et d’un sombrero, mon blase de « pistolero » prend toute sa dimension, distribuant les meurtres plus vite que Machete. Et ce, malgré une prise d’otage orchestrée d’une main de maître par le señor Diaz. Une première partie ou je sors en patron du mode « un contre tous », une deuxième plus mitigée quand il s’agissait de vraiment jouer en équipe. J’ai du être un gringo solitaire dans une vie antérieure.

On panse nos blessures à la terrasse d’un troquet avec une grosse Jupi des fagots et le patron viendra faire concurrence de sombrero, celui qui a le plus coloré, le plus gros – enfin je vous passe les détails graveleux qu’implique un enterrement de vie de garçon – mais j’avais à mon avantage le masque de luchador. Il ne pouvait pas lutter avec un lutteur mexicain. On commence à éponger avec une bonne friterie et histoire de rester dans le thème, on ne commandera que des Mexicanos. Et je serai obligé de rincer le tout à la Bavaria. Sûrement la plus dure épreuve. Ils m’ont pas loupé les enculés. Et c’est pas près de s’arrêter.

Les salauds m’ont ensuite lancé dans une mission à la con, en pleine gay pride lilloise, dont les principaux défis étaient de prendre des selfies avec des représentants stéréotypés ou de monter sur un des chars de la parade. Bordel. Des défis néanmoins réussis avec brio (tu te doutes bien), avec un taux de pénétration dans la communauté gay au maximum, sûrement grâce à mon surnom de Machete. Ma rencontre avec le FBI a été de loin le moment le plus touchant de la série (et je parle pas d’émotions).

FBI

Et c’est toujours pas fini. Après avoir été sur le thème du Mexique une bonne partie de la journée, on effectue un retour à mes origines des corons chtis pour un bubble foot. Les mecs auront encore une fois complètement assuré en me dégotant l’intégrale du RCL Tony Vairelles, le complet 3 pièces maillot Shopi, short, chaussettes et perruque mullet pour être au plus proche de mon idole. Je peux te dire que j’étais heureux. Et le bubble foot, c’est bien la marrade aussi et c’est vachement plus sympa que la gay pride pour se rentrer dedans.

Tony

On finira par une grosse chouille chez mon témoin avec tous les amigos à 3 grammes, avec le guacamole fabuleux du Buzz, le piment sûrement le plus fort du monde, des vidéos pornos avec des nains, des faux tattoos au marqueur indélébile – j’en ai encore des traces aujourd’hui -, des fajitas, des mojitos et des compètes de Ninja à n’en plus finir. On a même lancé officiellement la Ligue du Nord (cri de ralliement : « King In The North » avec un fort et mauvais accent japonais), qui devrait sous peu être rattachée à la FFN (fédération française de Ninja) en cours de création.

Bref, en un mot comme en cent, merci les potes.