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On commence notre découverte de l’Inde par Delhi, concrètement avec la tête dans le cul – rapport à l’accueil tout ça -, mais l’effervescence incontournable de la ville nous oblige à nous remettre d’aplomb.

La multitude de klaxons différents est incroyable (je parle de sonorités entre le yodel et la Cucaracha) et tous font chanter les rues, donnant une impression évidente de bordel ambiant, mais toujours dans la bonne humeur. Clairement, ça réveille.

On comprend aussi assez vite que Delhi est définitivement une ville sacrée, concentrant une multitude de temples, à commencer évidemment par l’hindouisme et toutes ses branches (jaïnisme, bouddhisme, sikh). On passe alors par le temple Laxminarayan, histoire d’en apprendre un peu plus sur les divinités hindoues à travers de magnifiques peintures sur les murs, notamment le combo Brahma, Vishnou, Shiva et Ganesh (parce que je passerai sur le nombre incalculable de réincarnations toutes plus improbables les unes que les autres).

Laxminarayan

Indian woman heading to the temple

Ca met dans l’ambiance direct.

Notre tournée des temples de Dehli passe ensuite par une mosquée immense, Jama Masjid, la plus grande d’Inde pouvant contenir jusque 25000 personnes lors de grands rassemblements. Pas de photos à l’intérieur à moins d’y lâcher je ne sais plus combien de roupies, du coup on garde tout ça en tête au lieu de le poser sur pixels. Mais bon, déjà de l’extérieur, ça a de la gueule avec son mix d’architecture hindoue et moyen-orientale :

Jama Masjid

Juste à côté de la mosquée, le guide nous entraîne dans un dédale de rues crasseuses aux façades délavées, les fameuses « rues pourries » chères à ma femme, sur fond de légendes de princes qui venaient pécho dans ce marché précis strictement réservé aux femmes. L’ombre due à l’étroitesse des rues et l’enchevêtrement des câbles électriques participent aussi grandement à l’ambiance de pauvreté qui règne ici, mais au moins on est dans l’authentique. Ca grouille de partout, les commerçants proposent des épices, des saris ou des légumes dans de toutes petites échoppes ouvertes sur la rue, pendant que des cuisiniers vendent des beignets salés ou du naan préparés sur place devant vous. Avec le fort rouge en fond de décor, on est vraiment arrivé en Inde, no doubt.

Etape suivante, un des plus anciens bâtiments de la ville, le Qutub Minar. Plusieurs histoires pour cette tour commencée au XIIeme siècle, construite d’abord comme symbole de la victoire des musulmans sur l’Inde du nord, puis dérivée en minaret avec la construction d’une mosquée dans les environs.

Qtub Minar

Enfin voilà, pour une première approche de la richesse historique de l’Inde on est pas mal, et je parle même pas du monument en l’honneur de Gandhi. Pour une équipe de zombies en recherche d’un bon lit, on a bien gambadé déjà.