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Rentrez chez vous, c’est fini, c’est eux les patrons du game.

Le dernier album nous avait mis une claque, et  bah sans surprise on s’en est repris une en live.

Je passe sur la blague In Hearts Wake, metalcore de base sans inspiration, apparemment aux leads de guitare samplées et toutes les voix claires doublées sur piste. Si ce sont ces mecs là deviennent la nouvelle référence du métal avec cet album, s’il vous plaît, abattez moi. Malheureusement, ça fera toujours bouger deux trois zigotos venus montrer leur roundhouse kick parfaitement éxécuté dans un slim troué et aux lobes d’oreilles toujours plus grands.

Alors par contre, Counterparts, parlons en ! Là on est plus sur un groupe de posers, mais sur des vrais mecs qui envoient du bois et je dis pas ça parce qu’ils sont canadiens. Alternant toujours aussi bien les passages de bagarres avec les riffs plus mélancoliques. Ca ratisse principalement le dernier album, avec Ghost ou Compass et ça passe même un nouveau morceau de l’album à venir. Je vous mets le titre en question là en dessous, prenez en de la graine.

Arrivent ensuite les fameux Stray From The Path. La salle a l’air conquise d’avance (moi le premier) mais alors pas du tout réceptive, le paradoxe est particulier. On mettra ça sur le dos du chanteur qui débarque en arborant son maillot du Barça, alors que le PSG fait encore difficilement le deuil de son élimination. Il y aura bien un ballon géant customisé à l’effigie du groupe, qui se retrouve sur scène et se fait à moitié défoncer par les mecs du groupe, avant de finir éventré dans la foule sur un gros Mad Girl.

STRAYFROMTHEPATH

Bon ça assure quand même malgré le froid du public, la aussi tous les tubes y passent, du dernier album à l’éternel Damien en faisant un détour par un nouveau morceau, Outbreak et son « Fuck The System ». Apparamment, le prochain album ira encore plus loin dans la lutte contre la police et la copie de Rage Against The Machine. L’ultime Bagde & A Bullet met quand même tout le monde d’accord, SFTP c’était encore cool ce soir.

Et puis les patrons ont pris les choses en main.

Ca part à 200 à l’heure avec Underwater Bimbos From Outer Space et ça se calmera pas avant le dernier morceau. Tout à burnes, comme d’hab, avec démonstration de muscles et de rock’n’roll avec l’enchainement Thirst et Deacyin With The Boys. Tout est en place, le chant au top (sacré loustic) et je ne parle pas de la batterie qui a été récupérée par le grand Daniel Davison.

Les guitares volent, ça slamme en continu sur les tubes de la vieille époque, le frère Buckley guitariste chope même un sac à dos dans la foule pour faire deux trois morceaux avec, non tout va bien, on a le droit à un bon ETID ce soir. La tornade s’achèvera aussi vite qu’elle est venue, sur un Moor inattendu, mais qui au moins permet un peu au groupe de sécher une chanson en avance.

On notera aussi qu’Andy a refusé une interview, parce qu’il était crevé, non pas à cause du concert mais parce qu’il avait fait un match de catch la veille. Démonstration rapide à partir de 1’10.

Ca place la jauge de l’awesome du groupe quoi.

© photos Christophe Soulas, ici pour tout le set.