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Ne passons pas par quatre chemins, c’était fort cool. De toute façon je ne sais pas écrire sur les choses qui ne me plaisent pas, donc si c’est ici, c’est que c’était la branlée.

Déjà, premier bonus dès qu’on arrive, j’apprends que Oathbreaker fait l’ouverture, ce dont je n’étais absolument pas au courant. Bon bah banco. J’aurai reconnu que le premier morceau, No Rest For The Weary, mais ça fait le job et ça met dans l’ambiance. Faut dire que la chanteuse fait tout le concert en mode Cousin Machin possédée, donc on sent bien le coté pulsion de mort. Pas sur par contre du son de guitare qui manquait cruellement de pêche avec un chorus non stop.

Mais laissons la place maintenant à Young And In The Way, surement le groupe le plus proche du diable de la soirée. Après une intro faite de larsens et de bruits, le chanteur envoie un « When life comes to death » qui déclenche définitivement les hostilités avec la foule. Sauf que ça bouge pas des masses, ce qui a tendance à énerver le groupe qui lui se donne plutôt pas mal sur les gros morceaux comme Be My Blood ou le terriblement maléfique Fuck This Life. Notamment le bassiste contorsionniste à cagoule qui distribuait des doigts d’honneur à chaque occasion. On en a compté entre 15 et 20, avec un enchaînement de feu sur le dernier titre, We Are Nothing (si je ne m’abuse). Sinon le reste du groupe fait le black metal comme il faut et voilà. Même s’il manque quelque chose pour que ça soit fou, la communion avec le malin s’est passée comme prévue.

Young And In The Way (US)

C’est lui l’homme qui claquait des wad.

Bref, le temps de fumer un clope et de croiser un petit gars bien stockos sur lequel on s’est fait la même réflexion (qui était « celui là, on le fera pas chier »), qu’Harms Way monte déjà sur scène. Et le mec qu’on a croisé est sur scène, enlève son tshirt pour dévoiler un gros problème de mec qui va trop à la muscu, et se met à brailler en claquant des grand-écarts sautés.

Harm's Way (US)

PAN. Bon du coup c’est assez impressionnant, surtout que le hardcore basique rentre dedans de Harms Way lui fait mettre des patates dans le vide (clairement, mieux éviter le premier rang pour ce set). Derrière ça avoine comme il faut, c’est en place (en même temps heureusement vu la facilité des riffs) en ratissant pas mal les morceaux du dernier album « Rust ». Mais ça ne sera toujours pas suffisant pour chauffer un public belge congelé, malgré un final sur un Scrambled bien vénère.

Alors on se dit que les choses sérieuses commencent vraiment que maintenant, avec l’arrivée de Trap Them. Et puis en fait non. Gros gros fan sur album, mais là la mayonnaise n’a pas pris et je suis un peu frustré de la prestation, connaissant le potentiel bagarre du groupe. Pourtant c’est en place, le son est pas mauvais même si pas ouf, mais il manque quelque chose. Clairement de retour de la part du public, mais peut être aussi et surtout un peu de motivation de la part du groupe, qui enchaîne la baston sans trop essayer de mettre l’ambiance. Bon, c’était bien quand même, on va cracher pas dans la soupe, mais je m’attendais à être flabistoufflé, et au final que nenni.

Trap Them (US)

C’est comme ça. Au moins, quand Kurt Balou débarque tout seul, sans même éteindre les lumières, pour lancer Plagues avec un son de couenne de porc de fou furieux, on sait qu’on passe à un autre niveau. Et puis surtout qu’on n’arrêtera plus personne, que Ben ne saura plus où mettre de breaks tellement il bûcheronne partout, que Nate aura toujours la classe malgré une moustache et un marcel Black Flag turquoise et rose, ou que Jacob est visiblement toujours aussi saucé de jouer dans Converge après 20 ans maintenant, la caution sincérité.

Converge (US)

L’enchainement No HeroesEagles Become VulturesDark HorseAimless Arrow – (non, ça s’arrête pas) You Fail Me, (ah si ça y est ça s’arrête) c’est vraiment mais vraiment chanmax. La première « pause » quoi. Parce que derrière ça repart sur les chapeaux de roues avec Trespasses et son tapis de double kick et purée ça bastonne non stop jusqu’à finir par le combo mythique Concubine/Jane Doe, et revenir pour un final sur Last Light.

Les mecs sont juste sur le toit du monde hardcore, techniquement au poil, en communion parfait avec le public enfin motivé… Et il reste tellement de morceaux fous qu’ils ne peuvent pas jouer… Folie furieuse.

Converge (US)

Setlist:
Plagues
No Heroes
Eagles Become Vultures
Dark Horse
Aimless Arrow
You Fail Me
Trespasses
All We Love We Leave Behind
Predatory Glow
Reap What You Sow
Cutter
Worms Will Feed/Rats Will Feast
Axe to Fall
Empty on the Inside
Concubine
Jane Doe
Last Light

© photos Cardinals, ici pour tout le set.