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Maintenant que St-Petersbourg et Moscou sont passées, on part en van pour aller dans la Russie profonde (enfin pas si profonde pour eux).

C’est la première fois qu’on va vraiment prendre la route dans la steppe, notre chauffeur parle trois mots d’anglais et il a dû accrocher un petit sapin senteur « gazole » tellement ça pue l’essence partout dans le véhicule. On comprend que les voyages vont être durs et longs quand on a mis 4h pour faire les 180kms qui séparent Moscou de Ryazan, lieu de la bataille suivante.

Bataille, parce qu’on joue juste à coté d’une caserne militaire. On s’est pas fait prier et on est fier d’avoir remis le couvert, avec un peu moins de monde, mais toujours autant de n’importe quoi.

Ryazan

Mais cette date a une portée différente à cause de ce qu’il s’est passé à coté. Sachant qu’on devait prendre la route à 5h du matin, on a préféré optimiser notre temps et profiter pour répondre à une interview avec un mec un peu trop stressé (surement à l’idée de nous rencontrer, #modestie), boire des shooters au tabasco, se faire tatouer le logo du groupe, faire une compète de breakdance, boire d’autres shooters au tabasco et faire des photos sur un tank en expo.

Bordel, on a réussi à prendre une photo à 5am sur un TANK.

TANKGL

Quand je vous disais qu’on débarquait en conquérants en Russie. C’est ce qu’il nous aurait fallu pour rejoindre notre destination suivante même si j’avoue, il est un peu petit pour stocker le matos et tout.

On remonte dans le van de l’enfer pour un repos bien mérité, en direction de Samara, sur une route à base de nids de poule empreintes de dinosaures. On s’éloigne aussi des températures jusque là exotiques pour la région, jusqu’à traverser une tempête de neige, en sortir indemne et fêter le retour du soleil dans un resto routier perdu dans la cambrousse à coté d’une moitié de décharge, où on a mangé pour 10€ pour six.

Toilets

Vend van, 3550000kms, bon état général

On arrive finalement à Samara, un peu à la bourre, après un petit vomi à cause des routes catastrophiques, mais d’après nous on était bon. On installe le merch, je m’y pose peperlito avec une bière, le groupe Io Apreo vient de finir et c’était cool, on est finalement enfin posey. Erreur, on me signale qu’on doit jouer juste après eux. Conclusion, je bale ma canette, je me gaffe les doigts et on est reparti pour un heure de circle pits improbables sur Drifting. Non mais rendez vous compte : un circle pit, sur Drifting.

Les russes sont fous.

On finit la soirée avec leur saleté de tradition, selon laquelle les rounds de vodka vont toujours par trois : si t’en bois un, t’es obligé d’aller au bout, #coma.

Samara