• Share on Google+

On ne se doutait pas que ce qu’on trouverait le plus dans tout le pays serait un éloge aux héros nationaux. Santiago, ville #1 de la revolución, contre le capitalisme comme pour l’indépendance.

Les affiches pour la patrie, les monuments, tout est là pour rappeler aux cubains et au monde à quel point l’île est l’emblème de(s) la révolution(s). En témoignent ce monument à l’honneur d’Antonio Maceo, général toutes machettes levées contre l’inquisition espagnole, en plein centre de la si bien nommée Plaza de la Revolución.

Antonio Maceo

En témoigne la caserne Moncada – symbole de la première bataille de Castro contre le gouvernement de Batista en 1953. Le combat a été un échec retentissant pour Castro – qui finira en prison -, mais est le point de départ de la dernière révolution en date et du mouvement du 26 juillet, qui finira glorieux en 1959. Le bâtiment sera transformé en école, et aura droit à un ravalement de façade, en prenant soin de laisser les impacts de balles, en guise de témoin du passé. Beau et improbable à la fois.

Moncada Escuela

Moncada

En témoignent les affiches, slogans et panneaux publicitaires à l’honneur des héros nationaux,  les messages peints partout dans la ville (et sur l’île au final). Cuba est avant tout une terre de révolte. Les mojitos et la salsa, c’est pour les touristes.

Heroica Siempre

Revolucionarios

Vigilantes

En témoigne l’immense monument dédié à Ernesto Guevara à Santa Clara, pour celui qui a été quand même un acteur majeur de la révolution avant de devenir une icône à tshirt Goéland. Au sein du complexe, une statue aux tailles hors normes, un musée regroupant divers artefacts ayant appartenu au Ché, des murs entiers dans lesquels sont sculptés les passages clés de ses discours et enfin le mausolée où est censé reposer le symbole de Cuba, accompagné des seize personnes avec qui il périt en Bolivie. Une pièce, sombre, très peu éclairée d’une lumière pourtant chaleureuse, tout en bois, avec un coin de verdure et la flamme éternelle de la révolution.

Hasta la victoria siempre

Bref, les cubains sont ultra fiers de leur passé de révolutionnaires, on déconne pas avec ça ici. Que ça leur ait été imposé, matraqué, ou assumé. A un moment, même des chocolateries sont inaugurées par le Che…

Checolate

Je peux vous dire que j’ai bien gardé pour moi le fait que toute mon équipe du Dictator FC était construite autour du fantasque #6, Fidel Castro.