• Share on Google+

J’étais un peu booké, un peu dépassé, un peu déprimé, un peu dans le jeu vidéo South Park, un peu dans plein de projets différents (bizarre), un peu (grave) la flemme d’écrire… Mais voilà, il faut que je raconte.

Depuis que j’ai quitté officiellement les Branson, j’ai aussi pris un peu plus officiellement la batterie chez General Lee. Et le gros du fun de cette histoire, c’était la tournée en Russie à venir, 4000kms en 8 jours pour se perdre dans les tréfonds de la mère Patrie.

On prend donc l’avion direction Saint Petersbourg, à 4h du mat’ et après une bonne pinte de Leffe avant d’embarquer, #peperlito. On arrive au final tout juste malgré le taxi Need For Speed, le temps de trainer devant la cathédrale Saint Isaac, de taper une boulette de hérisson aux herbes et de faire un 360° de la Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé, qui faut dire ce qui est, avoine sa mère.

Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé

Bon après, en arrivant à la salle, on s’est pris une petite frayeur en voyant un des caissons mis à disposition par la salle. Un combo Forte 40, à la fois beau et menaçant.

comboForte40

La baffle du haut c’est pour la guitare, la tête et le cube du dessous, c’était pour la basse. Heureusement, les mecs d’Euglena nous ont gentiment prêté leur matos et on a pu mettre la guerre comme il fallait, dans un club blindax, avec des crowd-surfings d’une scène de 10 cm de haut, des entailles d’un centimètre dans les guitares à force de taper une cymbale déjà cassée et des jacks de basse qui se pètent dans l’embase. Le mec à la console a passé la soirée à éviter qu’elle tombe par la pression de la foule ou du groupe et Arnaud s’est pris le premier coup de guitare de la tournée sur le crâne après environ vingt secondes de show. Le summum sera quand même le bar, qui finira par céder sous la foule et Alex qui m’envoie les pieds du dit bar pour, je cite, « éviter que les gens les prennent pour se taper dessus ».

Baston quoi, dans la sueur et le sang.

Un coup de serpillière et on remballe fissa ce qu’il reste de notre matos pour pouvoir choper le train de nuit qui nous emmènera à Moscou.

GLSPETE

Moscou donc.

On est accueilli par une tour manageuse très sympa, même si on ne sait toujours pas si elle était sous speed ou si c’est « juste » parce qu’elle vivait à coté d’une centrale thermique, mais en deux temps trois mouvements on se retrouve à manger des cuisses de poulet panées trop cool accompagnées de petits rolls au cream cheese. Reçus comme des princes, malgré les toilettes qui servaient visiblement aussi de litière pour chat.

Ensuite il a fallu trouver un magasin de musique pour réparer la basse, ce qui après douches et repas, nous a pris déjà un paquet de temps. Le reste de la journée, on l’a passé à retourner le club et signer des autographes. Wall of death sur The End of Bravery, un mec qui vide une pinte de bière à force de taper son verre sur la scène au rythme de Vultures, une quarantaine de personnes qui envahissent la scène pour le dernier morceau et encore un bordel général qu’on aurait jamais cru possible sur General Lee. On est loin de la froideur suisse.

Perdichou

Moscow is da shit

Faire 50 entrées à la maison parce qu’il y a une autre première partie cool et plus de deux cent à 3000 kms de chez toi, venus spécialement pour ce groupe et sa musique, improbable. J’avoue qu’on s’y est cru et que la célébrité nous tendait les bras : notre Perdi a quand même dédicacé un passeport « destination Enfer avec General Lee et de la vodka ».

Après dédicaces et photos (et surement quelques shooters de vodka), on force ensuite notre chauffeur à faire un détour par la place rouge, parce que tournée ou pas, c’est pas quelque chose qui se rate pour les touristes que nous sommes. Et puis voilà quoi, on s’est pris notre tôle comme prévu devant la démonstration de force russe et on est parti taper des pelmini à 3h du matin, #souverain.

Basile-le-Bienheureux