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On lâche Santiago pour partir dans la nature et les montagnes cubaines, en direction de Guantanamo.

Guantanamo, charmante bourgade, mondialement connue pour la chanson Guantanamera, plus largement connue encore (peut-être) pour son camp militaire américain. Mais ici, c’est Cuba, les ricains prennent cher et le guide nous emmène voir un spectacle de « tumba francesa », danse locale ramenée de France par les Haitiens au XIXeme siècle. Une histoire de tam-tams et de petits vieux beaux gosses qui emballent les minettes à grands coups de sourire et/ou de reins.

Tumba francesa

J’avoue, c’est à peu près la seule chose qu’on ait faite à Guantanamo. Donc partons un peu plus loin, dans l’Oriente,  la région sud est de Cuba, qui contrairement à Santiago et l’urbanisation, est un havre de paix et de nature. Autant dans la verdure que les personnes qu’on y a rencontrées.

Baracoa, notre étape suivante, est l’emblème de cette région. A la fois capitale du chocolat, du café et de la noix de coco, première colonie espagnole fondée par Diego Velasquez, et accessoirement accessible par la route que depuis 1960 et la révolution. Mais depuis, on y trouve des bagnoles sacrément cools.

Chevy

On goûte évidemment aux spécialités locales dans une ferme de cacaoyers, à sucer la pulpe des cabosses, faire fuir les poulets qui squattent le sentier, se tartiner les lèvres de beurre de cacao bio à la source et boire trop du meilleur chocolat chaud qu’il soit – 4 tasses au lieu d’une offertes parce que je me suis mis bien avec le pendant cubain de Machete.

La Machete

Cacao

Et puis on fête Noël avec des langoustes, avec vue sur « El Yunque » – la montagne qui a permis à Christophe Colomb de se situer à Cuba -, entre mojitos (classiques), tours de magie et maracas – parce qu’un dénicheur de talent m’a repéré et m’a fait jouer un solo de claves fabuleux.  On passe aussi par l’église où une chorale d’enfant chante une salsa de Noël endiablée, bien loin des messes froides et ennuyeuses à la française.

Dernière anecdote pour la route : une légende règne à Baracoa sur le Poilu. Un homme – barbu donc – errait dans les rues de la ville, ne demandant rien à personne, peinard sur ses trottoirs, prêchant la bonne parole. Un jour, le conseil de la ville décide de l’expulser suite à un sermon un peu plus couillu que d’habitude. Le Poilu jettera alors une malédiction sur la ville, en prenant le bateau pour quitter la ville : « Plein de bonnes idées, plein de projets vont naître ici, mais aucun n’arrivera à terme ». En gros hein. Du coup, les habitants mettent un peu leurs échecs respectifs sur le dos de la malédiction du Poilu. Alors quand je débarque dans le musée Matachin, avec ma barbe de 4 mois (même si elle ressemble à n’importe quelle barbe de 3 semaines pour un homme normal), je me suis fait houspiller par le gardien, qui m’a vanné de Poilu et qui m’a demandé de foutre le camp  fissa avant qu’un drame ne tombe encore sur la ville. Enfin il se marrait hein, mais je soupçonne que c’était une façade et qu’il voulait vraiment que je dégage.

Enfin, Baracoa, malgré les malédictions, est déclarée ville full #peporze par le comité de rédaction 2014.

Péporze

Steak Péporze