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On s’est posé à Ubud, petite bourgade au centre de l’île qui nous permettait d’être à distance raisonnable de toutes les activités du coin. Et surtout, c’est un endroit bien plus traditionnel et authentique que les stations du sud de l’île, qui transforment petit à petit Bali en une Djerba pour australiens.

Du coup, on s’est mis à découvrir Ubud et ses longues rues sinueuses, bordées de rizières et de temples, de marchés et de restaurants, à s’imprégner de la vie locale. Et croiser quelques singes échappés de la Monkey Forest qui esquivent en toute simplicité les scooters omniprésents.

Ubud

Slips

Et puis notre chauffeur privé (assez commun ici) arrive, pour nous emmener voir les rizières en terrasses, petit plan sympa quoi. On savait aussi que la circulation était abominable à Bali, mais bon là on a quand même pris une claque. Que plus personne ne me parle des bouchons à Paris. Les scooters déboulent de partout, et si on passe les 30kms c’est fête. Concrètement, on a mis presque 2h pour faire les quarante cinq (quarante cinq !) kilomètres dans la montagne pour rejoindre les terrasses. Alors certes le paysage est (fort (fort)) cool mais c’est vite devenu assez long. Du coup, quand notre chauffeur nous propose une petite pause, on prend.

On arrive alors dans une micro exploitation de café, précisément de Kopi Luwak, LE café indonésien par excellence. On y apprend aussi que la particularité de ce café, c’est que les graines sont récoltées dans les excréments du fameux Luwak, un petit chat musqué du coin qui se nourrit de la pulpe du fruit des caféiers, et rejettent donc le reste. Le chat qui chie du café quoi. C’est pas mauvais au final. C’est particulier. Mais pas mauvais.

Après cet interlude et quelques heures supplémentaires avec la clim à fond et un tribute asiatique de chansons de Noël, nous arrivons enfin à Jatiluwih, avec une bonne crève, mais dire qu’on s’est pris une (deuxième) claque serait vraiment un euphémisme.

Jatiluwih

Ca se passe de commentaires, tellement tout est fou. Les diverses teintes de vert, l’eau du riz rouge, les reflets de l’eau, la complexité de l’agencement… On est resté sans voix, dans le calme et la beauté des rizières. Ces heures de clim et d’errements à 30kms/h valaient vraiment la peine.

Notre pilote nous propose ensuite d’aller jeter un oeil au temple de Batukaru, vestiges perchés à 700m dans la montagne. Enfin vestiges on pensait, mais le temple est toujours utilisé et on débarque là bas en pleine cérémonie. La visite sera donc un peu courte, mais se retrouver perdu à la fois dans la jungle et en pleine montagne, devant un temple vieux de presque 1000 ans (à la base) pendant une célébration hindoue, ça nous a encore fait fermer nos boîtes à calendos.

Batukaru

On revient ensuite à l’hôtel avec des paillettes dans les yeux et en se disant que Bali nous a déjà chamboulé en seulement deux jours de temps. Fort.