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Je commence pas trop mal l’année avec ce titre. 2014 sera une année de haut vol. Histoire de commencer ça comme il faut, on a mis le cap sur Cuba.

Et précisément, on a commencé par Santiago. Deuxième ville du pays, mais numéro une sur l’authenticité. Santiago, c’est le Cuba tel qu’on l’imagine.

Santiago de Cuba

Tout le folklore est là : salsa à tous les coins de rue, cocktails à 3 CUC (monnaie spéciale touriste, plus ou moins équivalente au dollar), soleil en plein mois de décembre, musée à l’honneur de Bacardi (à la fois en tant que businessman du rhum et comme révolutionnaire), architecture coloniale et rencontres folles.

La première chose à faire était chercher de l’eau, absolument, pour survivre sous le cagnard de l’Oriente. Et c’est là qu’on tombe nez à nez avec une dame, fort sympathique, en train de raser un mec sur un trottoir, #pépouze (on était pas encore 2014 à ce moment, donc pas de #péporze).

La Mulata

On notera que le shop s’appelle « La Mulata« , je vous laisse tirer vos propres conclusions. (ndlr, « mulata » en espagnol/cubain veut dire « métisse »).

Ensuite, un tour de la Plaza de la Revolucion, la caserne Moncada, mais tout ça j’y reviendrai un peu plus dans un post plus tard. Du coup, on passe direct au cimetière Santa Ifigenia, qui est the place to be pour les défunts cubains. Entre autres, la tombe du fameux Bacardi, celle de Cespedes (père de la patrie), et pour les toqués de musique comme moi, celle de Compay Segundo agrémentée de « Las Flores de la Vida » (rien à voir avec l’élevage de bichons havanais).

Le mausolée de José Marti – autre légende révolutionnaire cubaine – y est même gardé 24/7, et la relève de la garde est à chaque fois un petit événement. Les photos/vidéos sont censées être interdites, donc je vous ai mis un truc sous le manteau.

St Ifigenia

Une bouffe plus tard, on se ballade dans les hauteurs du quartier Tivoli, on repasse par le parc Cespedes et sa cathédrale, et on tombe sur un des nombreux groupes de rue qui chillent dans la rue, à grands coups de classiques de la musique cubaine : Guantanamera, Chan Chan, Besame Mucho, etc. Mais la ça swingue vénère sur la contrebasse. Et sur le mulet aussi, encore une fois, même discret sur la photo.

Contrabajo

Du coup on était chaud et on a voulu shaker nos booties la soirée. Ni une ni deux, on prend un taxi, évidemment une bonne vieille Chevrolet, pour filer à 200 à l’heure dans les ruelles non éclairées de la ville, en klaxonnant copieusement à chaque carrefour pour être sûr de ne percuter personne. Un voyage intense, mais ça pue tellement la classe comme bagnole qu’on oublie vite la sécurité.

Bref, on débarque à la Casa de la Trova, le bar hype pour les touristes en recherche de sensations latines sensuelles. Le groupe assure pas mal, malgré la coupe peroxydée du chanteur. Le problème, c’est qu’avec les heures de vol, la ballade all day long et les quelques mojitos sur la journée, je ne peux physiquement plus lever mon cul de la chaise et je me contente de regarder les danseurs toute la soirée, avant de m’écrouler mi crevé – mi bourré dans la chambre. Cuba commence bien. Muy bien.