• Share on Google+

On en était où… Ah oui, le chant lensois à Rostov.

Rostov, où la course incarnée, entre les heures de van pour arriver complètement à la bourre et la micro bamboula où il a fallu commander des billets d’avion entre deux tournées de vodka. On se doutait que le retour pour Moscou serait long, mais maintenant qu’on connaissait l’état général des routes, les 12h minimum de machine à laver à la lessive senteur diesel avec l’intégrale de Guerre & Paix en livre audio, c’était clairement devenu impossible.

On se retrouve donc une fois de plus à l’aéroport, à une heure plus convenable pour manger un kebab après une soirée qu’à prendre l’avion, en direction de Moscou, prêts à traîner nos guêtres d’aventuriers dans le métro et les rues moscovites. Bon forcément, comme on est toujours un peu poissard, faut qu’on tombe au moment où le défilé du 1er mai est en train de se préparer et on ne pourra pas aller sur la place rouge. Reste qu’on se promène autour du Kremlin, à errer entre cafés, entre Théatre du Bolchoi et un quickshot de la cathédrale St Basile, peperlito et sans prétention.

Place rouge

Cathédrale St Basile

Rincés, cuits, exténués par la semaine de rock et de voyages éreintants, on se pose dans une auberge pour une douche et une petite sieste avant le clou du spectacle de notre escapade en Russie. A défaut d’avoir réussi à faire partie de l’affiche, j’ai fait jouer mes relations pour avoir des invites pour le show de Norma Jean à Moscou. Du coup, on débarque peinard à la salle, salut salut on est sur la guestlist de Norma Jean, j’étais fier comme un paon, pas de doute. Et après une ou deux bières, on s’est repris une petite claquouze par les ricains.

Bordel ce final, ces cons me fileront la chair de poule à chaque fois sur ce morceau. Et les mecs nous on fait un petit Vipers en rappel, avant de plus ou moins vider la salle parce qu’évidemment tout le monde pensait que c’était fini, mais devant l’insistance d’une centaine de personnes récalcitrantes, ils reviennent pour un dernier circle pit sur The Birth Of The Anti Mother.

On retrouve aussi quelques mecs qui étaient à notre show la semaine précédente et qui nous avouent que c’était sacrément mieux General Lee que Norma Jean. Ce qu’on a pas cru du tout hein, je sais que je joue beaucoup avec la fausse modestie, mais la clairement c’était too much. Même si ça fait zizir.

Bref, le lendemain, dernière étape avant la maison, les 9h d’escale en Lettonie sur notre vol retour. Heureusement, on avait un indic sur place et au lieu de glander dans un aéroport, on fait tout le tour de Jurmala, petite bourgade balnéaire sur la mer Baltique. Forcément, on va mettre les pieds dans l’eau, on claque la randonnée dans un marécage letton, je me rince les cloques sur les mains à l’eau de jouvence d’un puits qui pue le souffre et on se pose dans une petite cafét’ sympa comme tout pour manger des côtelettes de Kiev.

Cotelette de Kiev

Et puis on est rentré, finalement, en France. Et vivants, aussi incroyable que ça puisse paraître.