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Ca y est, on est à La Havane.

Et je vais être cash, je suis peut-être un chouya déçu. Faut dire qu’on s’en est déjà pris plein les mirettes, de Santiago à Trinidad, alors qu’est ce que la capitale a à nous offrir de plus ? C’est peut-être bien là que le bât blesse, parce que tous les clichés du Cuba qu’on imaginait ont déjà été vérifiés maintes et maintes fois. Mais qu’on soit d’accord, ça reste la branlée hein. Et les caisses sont bien chromées.

Pink Chevy

Déjà, comme on est débarque le 1er janvier, c’est bamboula dans le centre de la ville, avec scène géante, raggaeton à burnes et des petits mecs body buildés partout. Je dois être un des rares à dépasser 1m80, et du coup tout le monde grille bien que j’ai rien à foutre là normalement. Mais en mode super friendly, on chill finalement avec deux masses cubaines, qui nous apprennent la salsa, nous proposent du rhum-coco qu’on a poliment refusé (j’ai vérifié en rentrant, le GHB ça marche aussi pas mal à Cuba), et j’ai passé presque une heure à marquer mon territoire pour pas que ma gonz se fasse embarquer. Mais à part ça, c’était cool, et cette chanson là passait en boucle, ce qui explique surement pourquoi les gens étaient fous.

Bon sinon on a évidemment traîné dans les rues de la capitale cubaine, passé devant le Capitole en rénovation – en mode « vos photos sont niquées LOL » – longé le Malecon et les vagues de l’Atlantique qui s’y brisent inlassablement.

Malecon

Puis on a remonté la vieille Havane, par la rue Obispo, le temps de boire une canette de Bucanero au Floridita comme un hérétique. Dans le bar squatté par Hemingway qui tournait quasi exclusivement au daiquiri, boire une bière c’est pécher. On mange pas les mêmes rillettes mais tant pis. Je garderai le cocktail pour notre passage à la Bodeguita Del Medio, antre sacrée de la vie de la Havane, juste à coté de la cathédrale à l’honneur de Cristophe Colomb.

Bodeguita del Medio

La Catedral de la Virgen María de la Concepción Inmaculada de La Habana

Comme on a « raté » le musée Bacardi à Santiago, on se rattrape ici avec le musée du rhum Havana Club. Visite d’une ancienne distillerie, avec maquette géante d’un complexe du XIXeme et surtout, surtout, la dégustation à la fin. Ils se sont pas foutu de notre gueule. Bon ils nous ont pas filé non plus le grand cru à 1800$ le magnum, mais rien qu’un 7 ans d’âge, j’étais heureux, jusqu’à racler les fonds de shooters laissés ci et là. On passe ensuite dans un salon à cigare avec canapés en cuir et gros cigares hors de prix. J’avais repéré une super petite boite à cigare à 16$ sur laquelle je me jette avant qu’on m’explique que c’est le prix pour la boite vide. La même boite pleine, c’est 300$ minimum. Du coup, j’en ai pris que trois. Et en tube.

Havana Club

Salon

On passera notre dernière nuit cubaine dans un club de la vieille Havane, El Gato Tuerto, avec un putain de groupe de feu. J’ai eu un peu peur au début, parce qu’avec l’arrivée du saxophone, on tapait au fond du cliché de la musique de boulards. Mais au final, je me suis pris une méchante branlée. Loin des classiques de la musique cubaine, avec seulement Chan Chan repris en bossa nova, avec des solos de deglingos à foison, que ça soit à la basse comme au saxophone et évidemment à la batterie, malgré une grosse caisse même pas 18″.

Après m’avoir mis des paillettes dans les yeux pendant une demi heure, le groupe finit sur un Charleston de folie, avec une nouvelle série de solos plus fous les uns que les autres. Pas de photos, pas de vidéos, j’étais tellement bluffé que je voulais garder mon souvenir intact et ne pas le biaiser par une image figée. Et je vous cache pas que ça marche, les photos c’est pour l’esbroufe Facebook.

Voilà, merci Cuba, j’espère qu’on se reverra vite.