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Si on m’avait dit qu’un jour, je courrais 5k, comme ça pour le plaisir, je vous aurais ri au nez.

Mais pourtant, j’y suis allé. Bien parce qu’il y avait un bonus fun : c’était pour le Color Me Rad 5k. Une course où tu te fais défoncer (volontairement) à base de poudre de couleurs diverses et variées, pour supporter Sport Sans Frontières. Un truc à finir en arc-en-ciel.

Du coup, on se rejoint sur la piste, prêts à en découdre et à traverser les « color-zones », les espaces de savate prévus et répartis sur les 5k. Petit extrait de ce qui nous attendait dans la zone bleue :

RAD

Merci les lunettes. Je suis sorti de cette zone mi-Shrek de la zone d’avant  / mi-Schtroumpf, en pleurant et crachant bleu, tellement le petit vicelard maître de la peinture m’avait repéré de loin et a pris son pied sur ma tronche. Alors forcément, on a fini par clairement jouer le jeu, et à chercher à finir plus comme un arlequin qu’à une blanche colombe. Jusqu’à s’en rouler par terre ou à rester dans des color-zones indéfiniment pour finir intégralement recouverts.

Ce qui était motivant, c’est que tout le monde en a pris plein la poire, femmes et enfants compris, même les chiens qui couraient avec leur maître, plus aucune limite. Comme dans tout événement public, des mecs participaient avec des perruques ou des leggings léopard (so classic), voire en perruque iroquois et chef indien, mais la palme revient aux deux mecs qui couraient en imitant Damien Baïzé.

D’autres, après avoir lancé un fabuleux « Merci qui ? », ont réussi à faire crier à plus de personnes qu’ils ne l’auraient espéré un superbe « Merci Jacquie & Michel » – lien SFW tant que t’as un casque -, devenu par la suite running gag de la course. C’est drôle ça d’ailleurs un running gag pendant une course à pied. Ahah. Ahahah.

Et puis il y a  ceux qui ne supportaient plus ni la chaleur ni la couleur et qui se sont payés un petit saut dans le lac, peperlito. Ce qui est complétement con, puisque la ligne d’arrivée n’était rien d’autre qu’une haie d’honneur de poudres multicolores, qui achèvait définitivement tout espoir de rentrer propre.

Coucou, je suis une licorne.

RAD unicorn

Et puis il y avait un DJ qui nous attendait derrière la ligne, pour lancer une bamboula tout en mangeant des merguez. Evidemment, la poudre n’a pas arrêté de pleuvoir et les survivants n’ont pas survécu. Bref, c’était n’importe quoi, j’ai encore un faux tatouage « RAD » dans la gorge et il colle bien ce salopard. Le montage rapidos sorti de la GoPro est  juste là, et la prochaine fois, on court ensemble hein ?