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Le concept lancé à Paris marche, donc on a le droit à une antenne lilloise de Big Fernand. Et d’emblée, nous sommes séduits.

Un cadre à la fraîche, franchouillard à souhait mais sans tomber dans la démesure de la nappe Cochonou, un personnel des plus accueillant en chemise à carreaux, béret et incontournable moustache. C’est ça le Big Fernand. Car ici, on ne sert pas de vulgaires hamburgers, mais des « hamburgés », la rencontre entre le fast food et le gourmet, à la française donc.

Les commandes se prennent au comptoir, avec un service ultra rapide, pour le peu qu’on ait choisi une recette de la carte. Car il est possible de se faire un hamburgé perso, pour ceux qui se sentent l’âme d’une Maïté. On se retrouve donc avec le héros du jour en moins de trois minutes montre en main, prêt à être dégusté.

Big Fernand mur

On le reconnait, on a pas su résister au Bartholomé et sa combinaison raclette / sauce bbq maison / poitrine de porc fumée / oignons confits. Bonne taille, pratique à tenir dans la main et heureusement puisqu’on ne nous donne pas le choix. Le pain est parfait, brioché et moelleux mais assez toasté pour ne pas tomber en miettes. Le duo de sauce BBQ et cocktail, toutes les deux recettes secrètes, se marient dans un sucré/épicé qui relève bien le tas de fromage à raclette coulant. Cinq niveaux de cuisson sont possibles pour le steak, viande 100% française. Et surtout, cette poitrine de porc fumée, croustillante et grillée à la perfection.

Seuls petits bémols, les petits oignons passent un peu à la trappe dans l’avalanche de saveurs et il manque à notre goût un petit cornichon. Dans ce coté si frenchy, le cornichon aurait définitivement eu sa place. Enfin, c’est histoire de trouver à redire.

Big Fernand Bartholomé Hamburgé

Au niveau des sides, les Fernandines, frites maison, ont elles aussi leur traitement de faveur : fraîches et préparées sur place avec un arrangement maison d’épices (paprika ?) qui rappellent les frites cajun d’un Five Guys. Le choix de boisson est assez restreint mais colle au cadre mi-chic mi-traditionnel, entre sodas classiques, des limonades bios originales et de la bière locale. Mais pour le coté patriotique, même pas un quart de vin disponible, il est ou mon ballon de rouge bordel ?

On espère que le concept va s’exporter facilement et mettre à l’amende les chaînes de fast food bas de gamme, malgré le prix – qui reste accessible mais plus dans l’ordre d’un restaurant qu’un vrai fast food, gourmet ou pas.