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Je vous écris cet article depuis un transat en face de l’océan indien. No big deal quoi.

Je vais être franc et rapide, les Maldives, c’est la chose au monde qui se rapproche le plus du paradis : niveau eau turquoise, cocotiers et sable blanc, c’est un niveau au dessus quoi. Déjà, quel autre pays ne peut être desservi que par hydravion ? Ça parait beaucoup de se retaper une heure d’hydravion après les douze heures de vol régulières mais la vue t’en met tellement plein la gueule que t’en restes éveillé malgré ton manque de sommeil d’environ 2000 heures.

Hydravion

Même si on sait pertinemment qu’on aura que ça à faire pendant une semaine, on se jette à peine arrivés sur la plage enduits d’indice 50 et on admire la simplicité des diverses couches de bleus et d’eaux transparentes que nous propose l’océan. Les petits vieux qui traînent H-25 sur le bord de la piscine vacillent entre orange foncé et marron pur (en fonction de l’angle de vue) et ne  se lassent pas de se foutre de notre teint hâlé effet « incrustation calque orange opacité 1% ». Bon, oui on fait mal aux yeux à regarder tellement on est blancs mais mon côté polonais a pris le pas sur l’italien niveau gène du bronzage. J’aurai aimé qu’il se limite au gène de la vodka mais passons.

Je compense donc mon absence de bronzage par les cocktails du bar – à base de vodka par extension – et des parties de ping-pong avec une version bossa nova de Careless Whisper, entouré de russes qui parlent trop fort et boivent beaucoup trop, avec des raies de plombier bien trop apparentes. Toute la ville de Pathaya était traduite en russe, ici c’est pareil : ils sont partout, du bar à la plage, et ont même l’exclusivité d’un animateur qui parle couramment russe. Du coup, gros karaokés estampillés Kangol et Ed Hardy, à base d’ABBA et d’Atomic Kitten. Mention spéciale au porteur du mullet – il est pardonné, lui il était allemand – qui s’est magnifiquement illustré sur Avril Lavigne. J’en profite pour placer un petit 2-step sur le dancefloor vide sur LMFAO pour ce qui sera ma contribution aux ringards sans frontière (permanence de 8h à 12h30 tous les jeudis).

Pour en revenir un peu à la beauté des Maldives, – n’allez pas croire que des russes saouls puissent pourrir ça -, l’archipel est réputé pour ses spots de plongée et de snorkeling et c’est bien là la raison qui m’a poussé à croiser Peter Jackson sur un shoot à dix heures du matin pour lui emprunter sa GoPro. Masque, tuba, caméra et à nous la poiscaille exotique.

Nemo

Encore une fois c’est un peu la branlée, même si on nous raconte que les coraux sont blancs à cause d’un ouragan alors qu’ils étaient colorés à l’époque. Nique sa mère les ouragans. En tout cas les poissons sont au rendez vous : des petits bleus et jaunes qu’on surnommera « maldiviens » (originalité quand tu nous tiens) à cause de leur abondance et surtout dans le désordre des raies (les vraies, rien à voir avec les russes ce coup ci), un bébé requin dans le lagon et mes petits favoris : les poissons clowns. Instantanément propulsé dans Némo, même si j’ai toujours préféré Gang de Requins.

Je suis pas en train de vous parler d’une carpe à trois yeux de la mer du Nord quoi. Je parle bien d’océan indien turquoise assez chaud pour ne pas rafraîchir quand tu te baignes, de poissons multicolores et tout le folklore des îles. On pousse jusqu’à une partie de pêche à la ligne qui s’est avérée particulièrement infructueuse, une seule prise au compteur, et encore, péchée par un membre du staff. Mais bon, en plus de trainer sur un bateau au milieu du lagon, on a eu la chance de voir une bande de dauphins chiller un peu plus loin, sur fond de coucher de soleil. Quand je vous dis que c’était le paradis.

Dolphins