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Samedi dernier, je suis entré dans une faille spatio-temporelle : j’ai partagé la scène avec Finch.

FINCH.

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Ah bah oui, je parle de l’époque baggys Diabolik, des tshirts Goéland « STOP RACISM » (celui où un petit bonhomme met la croix gammée dans une poubelle – SOUVENEZ VOUS -) et du néo metal. D’où la faille spatio-temporelle.

Sauf qu’entre tout ça, il y avait un petit groupe d’emo qui mettait un peu de couilles dans le punk californien et un peu de mélodie dans le néo. Un groupe qui faisait pont entre Blink 182 et Pleymo. Finch et leur album CULTE What It Is To Burn. Un album qu’on m’avait gravé et filé en scred sous le préau entre le cours d’histoire-géo et celui de français, et qui a été écouté en boucle sur Tekken et Gran Turismo 2 (pas encore de PS2 chez moi à l’époque) ou pendant la 27eme fois que je faisais FFVIII.

Tout ça pour dire que quand ils ont annoncé le What It Is To Burn Tour pour les 10 ans de l’album, et qu’en plus on allait en faire l’ouverture au Trabendo, j’ai chié dans mon froc. Enfin au moins un petit pet silencieux. J’ai aussi coupé Sempiternal de BMTH pour me refaire l’intégrale de Finch, pour dire à quel point ça a tout chamboulé.

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Bref, après avoir joué et checké Mallory Knox vite fait, la salle est pas forcément pleine mais les californiens arrivent devant un public conquis et qui semble connaître les paroles sur le bout des doigts. Et je crois qu?honnêtement, il n’y pas grand chose à y ajouter. Le groupe joue tout l’album sans mettre un coup de travers, dans l’ordre. Les guitaristes font le spectacle bourrés, le batteur n’a toujours pas la gueule de l’emploi, le chanteur chante toujours aussi juste qu’il est petit, je chante toutes les paroles entre deux parts de pizza comme une vieille groupie.

Tous les tubes sont là (évidemment, en jouant tout l’album, je pense qu’ils ont fait gaffe à pas oublier de morceau), l’entrée sur le sample de New Beginnings, la perfection de Letters To You, les tierces de Post Script, la pop punk de Stay With Me, le chaos de Project Mayhem, les souvenirs sur Untitled – le morceau avec lequel j’ai découvert le groupe sur un Rock Sound -, la longueur chiante de Ender, le rappel bonus de Worms Of The Earth et l’apotéhose de What It Is To Burn.

Voilà quoi, le boulot est fait, et bien. Je rêvasse et me revoit à mes 14 ans. J’ai failli boire un shot de je ne sais quoi dans lequel un pénis avait trempé à cause de ça. Putain elle était vraiment cool la Suzuki Escudo. Yoshimitsu aussi.

Setlist:

1. New Beginnings
2. Letter To You
3. Post Script
4. Grey Matter
5. Perfection Through Silence
6. Awake
7. Without You Here
8. Stay With Me
9. Project Mayhem
10. Untitled
11. Three Simple Words
12. Ender
13. Worms Of The Earth
14. What It Is To Burn