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Dernière destination en date : Barcelone. J’y étais déjà allé quelques fois, mais seulement étant gamin, sous surveillance parentale, et jamais en âge de boire des coups à prix Leader Price. Du coup, cette fois ci, c’était prévu open bar touristique et bamboula. Et ça a pas raté.

A peine arrivés à Barcelone, le marathon commence par la Sagrada Famila et l’architecture improbable de Gaudi, toujours en construction, et ce jusqu’en 2026 si j’ai bien compris, suite à la mort de l’architecte. Donc niveau photo, à moins de gérer suffisamment Photoshop pour supprimer les grues et les plastiques, on va devoir se contenter de l’intérieur de la cathédrale. On est pas en reste pour autant et on se prend sa petite claque devant les couleurs des vitraux et la folie de l’architecture.

Sagrada Familia

Sacred stained glass

On fait un break touristique dans un restaurant typiquement barcelonais, Burger King, avant de piquer un somme dans le parc de la Ciutadella. Comme on a enchainé le décollage avec la soirée Be Street, je peux vous dire qu’il a fait plaisir ce petit stop, même s’il y avait un vieux hippie qui jouait les Cranberries à la guitare et chantait avec un accent espagnol (évidemment) à couper au couteau. On continue par le musée Picasso et l’intégrale de la collection Las Meninas, en pestant quand même contre le Prado pour s’être octroyé Guernica. Du coup, on récupère les clés d’un appart complétement lessivés, et la sangria/caïpirinha finale du bar du coin de la rue aura fini de nous achever.

Lendemain matin, on prend le métro pour le Parc Güell, autre monument fou sorti de l’imagination de Gaudi avec une nouvelle branlée à la clé, entre vue scénique sur Barcelone et ses mosaïques sur-colorées omniprésentes.

Parc Guell entrance

Guëll

On passe la fin de la journée à traîner au marché de la Boqueria sur la Rambla et ses stands fous de tapas, faire du shopping et à boire des verres, quitte à snober à moitié la Casa Batlló (qui n’était pas ouverte aux visites de toute façon). Notre Musha national nous avait filé l’adresse d’un bar où les mojitos défiaient toute concurrence pour ?2.50 et il nous a pas menti sur la marchandise. Malgré la hausse honteuse de 30cts, le rhum a coulé à flots une fois de plus, largement dosé, et on est reparti difficilement bras dessus bras dessous jusqu’à l’appart, la paella étant incapable de tout éponger.

Tapas

Sugar bar

Il ne nous reste déjà plus qu’une journée sur place, mais on se trouve pas mauvais sur le planning, comme « tout » ce qu’il nous reste à faire c’est de la plage, le port Olímpic et le parc Montjuïc. Par contre on avait pas anticipé les distances qu’on allait parcourir. Entre l’appart, l’aller – retour le long de la plage jusqu’au port, la Rambla de Mar, la traversée interminable de la colline Montjuïc pour voir les fontaines magiques introuvables, on a marché pas moins de 19kms. Sans compter la prise en traitre du soleil qui me vaut des yeux de pandas depuis une semaine.

BCN by foot

Putain quoi, bientôt vingt bornes, en une journée. Je comprends mieux les diverses plaintes quant aux pieds douloureux et regrette amèrement mes tongs de compète compensées. Mais bon, on a pu chiller sur la Platja Barceloneta, avec des vieilles peaux qui bronzaient seins nus, des masseuses chinoises prêtes à nous agresser pour qu’on accepte leur offre à 5? et un burger fou sous la sculpture du Port Olímpic. On a pu danser sur Man In The Mirror dans un skateshop pendant qu’on essayait des short boards, s?arrêter acheter de l’Aloé Vera, se prendre pour Tony Hawk sur la Rambla de Mar, errer dans les jardins de Montjuïc, tomber par hasard sur les Font Magica – monument massif aux milles fontaines – : on se croyait encore perdu, sans trace aucune de civilisation quand on est tombé dessus, sorti de nulle part.

Barcelonetta

Rambla del mar

Font Màgica de Montjuïc

Là on est arrivé au point K de la Google Map. Le reste, c’est le retour jusqu’au marché pour des tapas, des verres au fameux bar à mojitos, et le retour au point de départ. Je vous laisse avec cette dernière blague parce que notre promenade interminable et nos ventres (trop) blancs qui font mal aux yeux à cause de la réflexion de la lumière, nous donnent haut la main le titre tant convoité :

OOOuuuuwwwAAAAaouuuUUUUU, les Chtiiis à BarceloooooooOOOOOOooone.