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Nous sommes le 27, je sais. Mais,

  • 1) on a tout le mois de janvier pour souhaiter des voeux, même si là n’est pas mon intention
  • 2) j’avais 4 saisons de Breaking Bad, la saison 3 de Walking Dead et tous les Big Bang Theory à matter
  • 3) j’ai beaucoup bu en 2013, que ça soit pour le nouvel an, des Alcoolympics ou sans autre motif que faire la bamboula.

Ceci étant dit – je passe sur le « bonne année » de la rédaction accompagné de son top 5 des articles du blog qui ont donné le plus de frissons et sur les requêtes improbables par lesquelles on arrive (pas) sur ce site -, revenons sur ce premier de l’an.

Tous les ans, je me dis cette année c’est la bonne, on est jeunes et fous, on va se la coller grave, les filles seront débranlées et nous avec. On passera allègrement des rondelles de citron aux rondelles tout court, le projet « Gang-Bang » sera une réussite.

Fort d’un concept de déguisements intelligemment mis en place, ce nouvel an avait toutes les cartes en main pour dégénérer, à la fois en terme d’orgie et de WTF, chaque membre de la party devant choisir le déguisement d’un autre. Ça laissait place à l’imagination et surtout à aucune limite. Évidemment, je suis tombé sur notre cher Musha, et j’ai du remballer mes idées de Chun-Li et autres Leeloo du Cinquième Élément et les remplacer par de la testostérone. Après être resté vaguement sur Robocop, je me suis décidé sur Duke Nukem, un mec avec mucho cojones, parfait pour la référence geek et pour lui tâter son énorme bâton de dynamite ou les pectoraux saillants sous un marcel bien rempli. Complètement badass.

On se retrouve donc avec un Na’vi, Cyshini en Scorpion de MK classe, une princesse, Bettlejuice, Liquid en écolière japonaise, une licorne, Mickey, une tabarnak, un Dark Vador, un templier, une Catrina, Mario, une fée, Brice de Nice, Duke Nukem, moi en niqab, des petits fours, du guacamole et de l’alcool à profusion : c’est dans la poche.

Sauf qu’évidemment, on se rend vite compte que ça va être mission impossible :

  • 1) Vous avez oublié les contrats

Parce que pour un gang bang en bonne et dûe forme, il faut des dérogations signées. Soyez prudents et protégez vous légalement en plus de préservativement. Je vous encourage à étoffer un peu, ajoutez quelques alinéas concernant les tests HIV par exemple. Et par extension, amenez les à votre nouvel an, sinon ça sera derrière les barreaux ou derrière l’oreille.

  • 2) Soit vous êtes pas assez bourré, soit beaucoup trop, mais jamais au top.

Ce moment où vous savez que vous êtes simplement bien, où vous appréciez le temps passé, encore conscient mais assez débridé pour que ça puisse partir en sucette à tout moment. Juste avant que vous partiez en fontaine à larmes ou faire des marathons de shots de chartreuse dans des nombrils poilus et bien trop profonds (mon pêché mignon). Évidemment personne n’atteint ce stade en même temps, entre le Na’vi qui a peur de taper trop vite dans la margarita et l’écolière japonaise qui encaisse sa sixième bière. Les nombrils, voilà les bien seuls orifices que j’aurais souillé au final.

  • 3) Les dames pleurent des larmes de sang

Et malheureusement, tous les ans c’est pareil, 13 cycles de quatre semaines correspondant parfaitement aux 52 semaines de l’année. Je suis mauvais en statistiques, mais je pense que pour que toutes soient disponibles en même temps, il faut un paquet de chance. Sans parler du fromite répulsif éventuel de nos confrères.

  • 4) Mickey a déjà pécho la licorne en solo

Vous vous êtes fait doubler, tout simplement. En même temps, c’est la patronne de la maison et son homme, et vous avez oublié de leur faire signer les contrats autorisant l’échange de conjoints (cf. 1)

  • 5) Les gens prennent ça pour une blague

Je ne sais pas pourquoi, mais encore beaucoup de personnes sont réticentes à l’idée d’une orgie. EN 2013. Vous voilà à devoir passer la soirée à convaincre tout le monde, surement repasser sur certaines personnes pour approfondir et inséminer l’idée entre les neuronnes de votre interlocuteur, en prenant soin de ne pas froisser l’égo d’un amant jaloux. Généralement à force de parler, vous vous retrouvez sobre quand tous les autres ont passé le stade de la conscience (cf. 2). Encore plus dur que le problème 3, à moins de prévoir officiellement une soirée échangiste en prévenant que non, ça n’est pas une blague. En prenant le risque de ne recevoir personne avec qui partager le foie gras, les escalopes et votre bûche violacée et turgescente.

Du coup, quand on réunit tous ces éléments, c’est raté. Une fois de plus. Je vous retiens vous et vos (bon ok, « moi et mes ») « 2012 année de la touz » – rapidement devenue « année de la lose » – et autre « 2013 année de la baise ». Je sens bizarrement que je la prends pas dans le bon sens. L’expression, je veux dire.

Pour vous remonter le moral, je vous laisse avec Brice de Nice.

antoinebrice