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Une série mettant en collaboration Kevin Spacey et David Fincher, ça pique ma curiosité. Une communication autour du projet qui sort des rails, vous avez toute mon attention. Alors quand on y ajoute un brin de fils de puterie politique, je dégaine Pirate Bay dans la seconde.

Depuis le mois de février (paye ton retard), House of Cards a un statut d’extraterrestre dans le showbiz de la série TV. Déjà, parce que la série n’est pas diffusée sur le réseau traditionnel mais est sorti via Netflix, le service de VOD ricain. Réunir des acteurs comme Spacey ou Wright, sous la coupe de Fincher, le tout sans passer à la télé, c’est fort et intriguant. Imaginez cinq minutes une transposition en France : une nouvelle série, starring Mimi Mathy en étroite collaboration avec Jean Luc Reichmann et Franck Dubosc, dirigée par Fabien Onteniente. Ouais, rien que ça c’est chaud déjà dur à assumer. Mais imaginez que cette série ne passe pas sur TF1, ni même Direct 8 ! Ca serait complétement fou, et pourtant Netflix l’a fait (et avec du gout).

Deuxième part de révolution, les treize épisodes ont été lâchés au public en une seule soirée. Du coup, pas de cliffhanger de fou qui ne peut être assouvi la minute suivante. Et par extension, chacun regarde la série à son rythme, sans être imposé de courir télécharger son épisode le lundi soir en rentrant du boulot. En soit, ça change pas trop pour nous frenchies, comme on découvre tout 6 mois plus tard et qu’une recherche « s03 complete 720 » suffit à nous remettre à jour en une semaine. Mais dans un rythme normal de diffusion, chaque fin d’épisode suscite des réactions, des questions, et surtout l’attente interminable de la suite – il suffit de voir comment je suis tous les lundi depuis que Breaking Bad a repris. Et là, bah mon cul, le buzz créé par la sortie de la série redescend aussitôt, au lieu de nous tenir en haleine sur deux ou trois mois. Impensable, et pourtant Netflix l’a fait.

Pour le concept de communication (qui marchera ou pas), le coté grosse production réalisé sans les grosse productions, la qualité des acteurs et réalisateurs, et une trame de coups bas à la Maison Blanche, je ne pouvais pas ne pas regarder.

Je ne sais pas ce qu’il m’arrive, un article (presque) intéressant et (presque) sérieux, ça doit bien être la première fois sur ce site.

BITE CHATTE COUILLES POIL NICHONS CUL.

Voilà, tout rentre dans l’ordre.

Venons en à l’intrigue : Frank Underwood est bien parti pour devenir secrétaire d’état, suite à l’élection d’un nouveau président. Sauf, qu’il va se prendre une bonne quenelle de douze. Et Frankie, comme il aime pas trop être pris pour un jambon, il compte bien reprendre sa place en déglinguant un par un tous ceux qui seront sur son chemin. Le genre de mec qui prépare ses plans machiavéliques devant la console ou une assiette de ribs BBQ, chillax. Frank pose donc ses pions, bien entouré par sa femme et son fidèle serviteur, entre manipulation des médias, falsification de preuve, voire même sacrifice humain (à peu de chose près), pour récupérer son bien.

Alors même si on aurait aimé que le tout soit un peu plus complexe (c’est le problème quand on s’habitue à Game Of Thrones, quitte à faire de coups de putes, autant découper des têtes), j’avoue avoir bien kiffé ma race. Spacey est mortel en méchant calclulateur (l’ombre de Keyser Soze), Kate Mara réussit en journaliste carriériste tête à claque, même Robin Wright et sa tête carrée marche en femme de marbre inflexible.

HOUSE-OF-CARDS-CAST

House of Cards reçoit le tampon dw19ht certified. Je vais continuer sur ma lancée Netflix et choper les Orange Is Tne New Black du coup. Je vous tiens au courant.