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C’était mon anniversaire (et peut être celui de ta mère), et madame m’a emmené à Londres, keupoftey in da friguine youkéye.

On arrive débranlé à 5h du mat’, après avoir passé la nuit entre l’Eurolines et le ferry, mais rien à foutre, on traverse tout Hyde Park, entre les joggers du matin et les serial killers, on s’attaque au premier café d’une longue série et on erre dans les rues de Notting Hill – Hugh Grant style -, Hyde Park, Oxford Street avant de finir notre journée de l’enfer par une bière sur Piccadilly.

On se rend bien compte aussi que les vélos libre service coûtent aussi cher qu’une tasse de thé, contrairement à l’underground, qui lui est plus du genre à couter un bras. Ou deux. Et en plus, par je ne sais quel miracle, il ne pleut pas. Donc on fend le vent à la vitesse de la lumière sur nos vélos à travers tout Londres (j’insiste sur le TOUT Londres), en roulant à gauche et en mettant de bonnes quenelles aux taxis sur les plus grands carrefours. De Hyde Park au Tower Bridge. Mollets d’acier. Heureusement qu’on s’est fait un petit déj de champions.

Breakfast, for real

Oui, la tomate était gadget. On assume.

D’ouest en est donc, avec évidemment plusieurs arrêts assez classiques mais qui font du bien : Picadilly Circus, Trafalgar Square et la National Gallery, le cliché pas piqué des hannetons combo double-decker/fish&chips/cathédrale St Paul, avant de filer à Covent Garden, son quartier coloré et sa pause Five Guys.

Putain de merde, Five Guys ça m’avait manqué, même si je me suis contenté de deux bouchées à cause du virus que je me traîne depuis Amsterdam (et qu’apparemment j’ai refilé à tout le monde, je sais pas comment, mais c’est cadeau bonus). Mais les frites Cajun trop salées et le jus de viande qui coule le long de la main, c’est nulle part ailleurs dans un fast food. Officiellement numéro 2 des meilleurs chaînes (In&Out étant incontestablement #1, Wendy’s et son Baconator complétant le podium).

St Paul

Neil's Yard

On passe alors la Tamise pour faire un tour au Tate Modern, le temps de se chanter le tube de Botch devant une toile de Mondrian et de se dire que c’était vraiment n’importe quoi le guide chti au musée Van Gogh. On reprend la route en longeant le fleuve, passant devant le Globe de Shakespeare et les quais aux allures de XVIIeme siècle, entre les pubs typiquement british, le Golden Hind et des litres de stout et de craft beer.

Et puis arrive le Tower Bridge, la Tour de Londres et sa prison, comme un symbole, le terme de notre déambulation. Puisqu’on va retourner à l’auberge à Hyde Park, en vélo. #molletsdacier

Big biggy Ben

Tower Bridge

Autre monument de la ville, on commence le lendemain par un relève de la garde avant de passer par Big Ben. Mais la concentration est ailleurs : 26 ans = 26L d’alcool à ingurgiter.

CHALLENGE ACCEPTED.

On se rend vite compte que c’est un peu mission impossible, même en se répartissant le litrage en fonction de notre potentiel, on était que deux à avoir un potentiel d’absorption de 10L, les trois autres se partageant potentiellement les six restants. Sur le papier ça avait l’air jouable, mais 10L de pisse anglaise même étalés sur la journée, c’est quand même costaud. Pourtant on était bien parti : 11h du matin, première pinte de la journée dans un pub près de l’abbaye de Westminster. *cashing*, un litre d’encaissé qu’il est pas encore midi. On part pour Camden et un fish & chips et sa deuxième série de pintes. *cashing*, 2L en 2h à 2, on est bien.

S’il y a bien une chose que je recommande à Camden, c’est ce foutu fish & chips chez Poppie’s, qui est devenu légende depuis mon dernier passage à Londres. Ambiance fifties à souhait, serveuses en uniforme, bouffe géante, tout est là.

Fish&Chips

Les verres sont vides, Musha prend des photos de son cabillaud, sur le timing on est bon. Sauf qu’on va se perdre dans les rues de Camden Town, ses shops de souvenirs et leurs magnets « Royal Baby », son comics store et (forcément) son bubble tea. Je ne viens plus à Camden sans prendre un bubble tea, comme un hommage à Berzerker. Bref, il est déjà 7h qu’on en est toujours qu’à 2 litres. On se reprend en main, direction le Black Heart par où on était passé avec les Branson (+3.5L), combo enchainé avec le pire resto jap ever (mais avec des bières à moitié prix, +2,5L) avant de se laisser tenter par l’Underworld et The World’s End (comme le film, +1.5L).

Résultat : (seulement) 9.5L, qu’on va arrondir à 10 parce que j’ai oublié de compter une canette de San Miguel et qu’il y avait peut-être un fond de rhum dans mon bubble tea. Je vais m’entraîner un peu pour mes 27 ans, en espérant que je ne doive pas boire ma dette de cette année en plus. Mais je pourrais compter sur mon partenaire de boisson.

Guinching. #beer

Une photo publiée par @dw19ht le

Du coup on est bien, on va se coucher et s’endormir instantanément pour décoller à 7h le lendemain pour choper le bus retour. Tristesse infinie, mais toutes les bonnes choses ont une fin.