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Je sais pas ce qu’il nous a pris, mais on s’est enchainé 3 shows en même pas une semaine. Et pas n’importe qui. Mettez vous dans l’ambiance.

Part I : Letlive

Mon admiration pour les californiens n’est plus à prouver (cf. Rock My dw19ht #7, le concert avec Deftones…) et on part voir le groupe et les cabrioles du chanteur au Trix (quelle autre salle me direz vous). On arrive pendant le set de Night Verses, sympa mais pas fou, dans une salle incroyablement vide pour un jeudi à Anvers. Tant pis, les absents ont toujours tort.

Après une longue intro sur un titre de Louis Armstrong et Dave Brubeck, Letlive arrête de faire dans la dentelle et envoie un Banshee à 200 à l’heure, avec l’arrivée du showman sur scène : Jason Aalon Butler. Petit bonnet Joe Pesci dans Maman j’ai raté l’avion, veste en cuir délavée, barbe de cent ans, le look du parfait clochard qui va mettre le bordel avec tout juste 50 personnes dans la salle., à base de roulades, de suspension au plafond et de micro qui traverse la scène sans (presque) jamais toucher terre. Monsieur vous êtes fou.

On en oublierait presque que derrière, ça assure à mort. Le nouveau batteur a un un air de Samuel Jackson sous stéroïdes et ajoute des breaks dans le peu de place qu’il reste, les guitaristes alternent entre maracas et bongos, le bassiste envoie la disto en veux tu en voila. Bref, ça envoie, et on sent que ça joue ensemble tellement les regards et sourires entre musiciens sont appuyés et sincères, sublimés quand le chanteur (bien blanc) balance des vannes avec un accent de Compton à son batteur (bien noir). Des mecs qui font de la musique pour les bonnes raisons.

Tout y passe, du punk de Empty Elvis aux émotions de Muther ou Day 54. Puis arrive le rappel avec au programme la crème du premier album. Sauf que ces petits pourris se permettent de ne plus jouer Casino Columbus. J’ai envie de dire WTF tellement ce titre était le tube incontesté de Fake History. Ils auraient pu faire un effort au lieu de jouer les morceaux chiants (aka Virgin Dirt et Pheromone Cvlt).

Mais bon, évidemment, je chipote, c’était fou. Et puis, plus d’une heure de show, les mecs se foutent pas de notre gueule. Et petit bonus une semaine plus tard, la date à Paris est annulée. Amen à la Belgique.

Setlist :

01. Banshee (Ghost Fame)
02. H. Ledger
03. Dreamer’s Disease
04. Enemigos/Enemies
05. Virgin Dirt
06. Pheromone Cvlt
07. Empty Elvis
08. Muther
09. That Fear Fever
10. Younger
11. 27 Club
12. Day 54
13. Le Prologue
14. The Sick, Sick, 6.8 Billion
15. Renegade 86′

Part II : Macklemore & Ryan Lewis

Changement d’ambiance. On passe sur du gros set ricain, au Zenith, pour ma dose annuelle de hip-hop et Macklemore, le petit de Seattle. Je me souviens que ça chantait ça partout quand on était arrivé à Montréal l’année dernière et que c’était encore plus qu’underground en France. Et nous voilà avec 10 000 autres personnes dans un Zenith sold out et qui connait tout par coeur.

Du coup, quand les lumières s’éteignent et que les premières notes de trompette de Ten Thousand Hours résonnent, j’ai eu peur que la salle s’écroule. La scène est géante, musiciens et danseurs partout (enfin, pas de batteur :/ ) et le rappeur fait le boulot devant, se permettant même de raconter des blagues pour lancer ses tubes. Comme se baigner à poil dans la Seine, se faire tirer ses fringues, partir en racheter au « Thrift Shop » sur le dos d’une grand-mère.

Niveau spectacle, on est sur de la grosse production comme prévu, écrans géants et vidéo en guise de backdrop, et même des intermèdes en forme de sketch vidéos, pour permettre au « Mack » de revenir sur scène en mexicain pour envoyer White Walls, comme dans son clip. Putain de merde, le jour où je pourrais faire un concert avec un sombrero comme lui, je pourrais mourir.

Rebelote en débarquant avec un drapeau de l’Irlande pour Irish Celebration, avant d’envoyer le gros morceau, Can’t Hold Us avec Ray Dalton sur scène. BIMBADABOUM, laché de ballons, fumée et roule ma poule. Pas à chier, les mecs savent faire le pestacle.

Setlist :

01. Ten Thousand Hours
02. Crew Cuts
03. Life Is Cinema
04. Thrift Shop
05. Same Love
06. Starting Over
07. Can’t Hold Us
08. White Walls
09. Wing$
10. And We Danced
11. Irish Celebration
12. Can’t Hold Us

Part III : The Story So Far

On change encore d’ambiance pour arriver au Kavka en skate, chemise à carreaux et casquette à l’envers. Tout juste pour Seahaven, franchement pas mal et plus couillu que sur CD (enfin MP3). Et ça assurait, même si on avait l’impression que les mecs s’en branlaient royalement d’être là. D’un autre coté, on savait tous très bien que les stars de la soirée, c’était The Story So Far.

Et dès le premier morceau, on sait que ça va être la folie jusqu’au bout. Le public est chaud cacao, ça pitte dans tous les sens et sur toute la longueur de la salle. Le chanteur arrive vite à bout de souffle et s’en excuse platement, mais il peut compter sur le soutien sans faille du public qui connaît toutes les paroles par coeur, et qui ne lui en tient absolument pas rigueur. Et même malgré ça, c’est la branlée. Je pense pas avoir vu autant de slams sur un même titre de toute ma vie, avec en record de la soirée attribué sur le dernier titre Quicksand. C’est beau la fraternité du punk à roulette.

Pas grand chose de plus, tellement tout est passé très/trop vite, en enchainant les morceaux et les tubes, et surtout tellement c’était le chaos et bonne ambiance dans la salle tout le long. Niveau ambiance, on était très très haut. Bravo à eux.

Bon je pense que la setlist qui suit est pas trop dans le bon ordre, mais je pense que tout est là. Je pouvais pas tout retenir avec les vagues de slammeurs et le sac à merde qui me foutait des coups de coude pleins de sueur dans les côtes.

Setlist :

01. Stifled
02. States And Minds
03. Roam
04. Daughters
05. Things I Can’t Change
06. Small Talk
07. Four Years
08. All Wrong
09. Bad Luck
10. High Regard
11. Four Years
12. The Glass
13. Empty Space
14. Quicksand