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Promis, je tente de ne pas faire le fanboy. Mais ça va être dur tellement cet album est tout simplement fou. Après avoir enfoncé le clou avec Rising Sun, Stray From The Path revient avec Anonymous en ajoutant un ingrédient secret dans la formule, mais sans pour autant être calmés.

Les deux titres sortis en avant première, « Landmines » et « Badge & A Bullet », laissaient présager du changement, du hardcore à la sauce RATM. Autant dire que j’étais déjà comblé par ce subtil mélange savamment orchestré et attendais avec impatience l’album complet. Et verdict, ils ne nous ont pas fait de la camelote : plusieurs titres reprennent la recette en y ajoutant la puissance d’un son made in 2013. « Counting Sheep » en est un bon exemple avec un refrain digne des plus belles heures de Zach De La Rocha, à la fois dans la musique que dans les paroles engagées.

Ce qui est beau, c’est que ce qui faisait la force des quatre de New York est toujours bien présent. A 100%, quand on écoute « Black Friday » qui aurait pu faire partie des efforts précédents, ou « Slice Of Life » et son analogie camouflée entre la solitude des bulliers et le bateau de Dexter. Ou alors plus subtilement en y incorporant justement cette touche de groove qui évite au groupe de sortir une troisième fois le même album. « Radio » est peut être le titre ou la combinaison marche le mieux, entre un couplet basse/batterie et un refrain sur-énervé. Avec en prime une bonne quenelle à tous ceux qui n’ont pas cru en eux et un featuring avec le frontman des Stick To Your Guns, Jesse Barnett. La présence de Jason Aalon Butler de Letlive est elle aussi remarquable sur « Scissor Hands« , dans un question réponse d’anthologie.

Bref, difficile de trouver des défauts à Anonymous. Un concentré d’energie comme on en attendait de la part du groupe, pimpé avec une bonne couche de swing pour éviter de tourner en rond jusqu’à s’en mordre la queue. Qu’on soit d’accord, ça serait réducteur de ne penser cet album que comme une copie de RATM sous stéroïdes. Malgré les références évidentes et assumées, Stray From The Path est peut-être au départ d’un courant qu’on n’imaginait pas possible : du hardcore groovy. Comme si des coreux s’étaient laissés pousser des dreads. Mais de belles dreads. Pas un truc de hippie ou de punk à chien. Une rencontre folle, impensable, mais tellement bien réalisée.

sftp