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Après un petit déjeuner typiquement thaïlandais – composé de bacon, oeufs et pancakes -, on part pour Ayutthaya, ancienne capitale du Siam entre le XIVeme et le XVIIIeme siècle.

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Le temple est bien plus ancien que celui de Bangkok, mais ça n’empêche en rien les thaïs d’aller célébrer l’Illumination. Du coup, je pense que mon tshirt, mon short et mon appareil photo ne sont finalement pas des plus adéquats pour de telles circonstances. Mais les bonzes font visiblement abstraction et poursuivent la cérémonie sans broncher.

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Quelques fidèles habillent un bouddha couché d’une gigantesque robe dorée, pendant que d’autres lui recouvrent le visage d’une fine couche d’or.

Des prières sont diffusées dans toute l’enceinte, reprises en coeur par l’ensemble des religieux, puis par la foule. Des dizaines de personnes tournent autour du temple central avec de l’encens et des fleurs de lotus, et finissent par se bénir à la fontaine centrale.

Buddha pépouze

Je me demande vraiment comment on a pu entrer visiter ce lieu alors qu’ils sont tous en pleine procession. La population est particulièrement fervente ici, et on se demande honnêtement ce qu’on fout là à ce moment précis. Pas que l’expérience soit désagréable pour nous, visiter un temple de la sorte en pleine célébration, c’est top. Mais je me suis toujours senti un peu coupable de les déranger en croisant les regards insistants des priants. À moins que ça soit juste parce que je suis super beau gosse.

Notre guide nous emmène ensuite dans les ruines de l’ancien temple d’Ayutthaya, où il nous explique que lui aussi a été bonze à une époque. Ce qui contraste radicalement avec la façon dont il nous a vendu Patpong deux jours plus tôt et comment il a les yeux qui brillent en nous parlant des cultures d’opium dans le nord du pays. C’est peut être pour ça qu’il n’est resté bonze qu’un jour et demi.

S’ensuivent alors de longues explications enjouées sur les différentes poses de Bouddha, l’accession au nirvana (aucune blague sur Kurt Cobain tolérée), le détachement de l’âme et des sentiments et les préceptes du bouddhisme, le tout sur fond de ruines d’un des plus grands vestiges thaïlandais. Un poil endoctrinant, mais vraiment intéressant.

Wat Phra Si Sanphet